Phare oueST

numéro 37

Sommaire:

- Because élections
- MagicMac

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Because élections


La prochaine réunion du Club à MELESSE n'aura pas lieu, comme vous n'aviez pas manqué de le noter sur vos agendas, le 10 juin prochain, mais le samedi 24 juin. A l'issue de cette réunion, ceux qui voudront pourront faire un grand feu avec leurs machines et programmes devenus obsolètes: à la Saint Jean, c'est la tradition. Que ça va être beau!

À SAINT BRIEUC c'est pas mal non plus, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous, prise lors d'une récente réunion.

Résumons donc, pour cette année scolaire il reste:

- à MELESSE, le samedi 24 juin
- à St BRIEUC, le vendredi I6 juin

Et après... c'est les vacances!!!

D'ici là, il faut tout de même que je vous ponde un Phare-oueST, et comme vous ne vous êtes pas empressés pour m'aider, il sera «touto riquiqui maousse costaud» (pub gratuite). Tâchez de faire mieux la prochaine fois. Merci d'avance.

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MagicMac


Chapeau les allemands! Un émulateur Atari pour le Macintosh: il fallait le faire... et ils font fait, proprement. Ça tourne sur tous les Macs ayant au moins 8 mégas de Ram (avec 4 Mégas, ça passe aussi mais c'est vraiment juste). J'ai tout de même pu installer la démo, en monochrome uniquement, sur un PowerBook 150, avec 4 mégas et, sauf avec certains programmes gourmands en mémoire, comme Script 3.5, ça passe très bien.

Il faut aussi un processeur 68030 ou 68040. Ça ne marche pas (pour le moment) ni avec le PowerMac, ni avec les 68000 ou 68020 (qui ne gèrent pas la mémoire paginée). Pas question, par conséquent, d'émuler sur un Mac +, Mac Classic, Mac Portable (eh oui, Édouard) ou LC II.

Pour en avoir le cur net, j'ai téléchargé la démo du programme sur le serveur d'UniversMac (1 heure 1/2 de chargement...) et l'ai testé pour le Phare-oueST.

Comment ça marche? C'est très simple. Il suffit de recopier les fichiers «MagicMac (demo)», «Mac OS» et tout le dossier MAGIC_C sur votre disque dur. Puis vous double-cliquez sur «MagicMac (demo)» et c'est parti. Au premier lancement, une boîte de dialogue permet de choisir les divers types de mémoire: mémoire ST (limitée à 4 mégas), mémoire TT (également limitée à 4 mégas pour la démo, mais extensible à 32 mégas dans la version complète), mémoire totale (4 mégas maxi pour la démo) et mémoire attribuée au Macintosh.

Sur la droite de cette même boîte, un menu déroulant fixe le nombre de couleurs (2 - I6 - 256 - des milliers - des millions ou encore l'écran monochrome Atari 640 X 400 indispensable à certains programmes). Un clic sur OK et ces préférences sont sauvegardées dans le dossier «Préférences» de votre système Mac.

Là dessus, après une page de présentation et un clic sur OK, l'écran devient tout blanc (ou tout noir selon les cas). Si vous n'avez pas désactivé les extensions du Mac il se passe quelques secondes qui semblent une éternité (comme sur un vrai ST...) et le bureau Atari s'affiche. Tout y est, joliment présenté. Il s'agit d'un de ces bureaux alternatifs dont sont friands les allemands, très beau, très complet; très tout, quoi!

Dans la version démo l'écran de présentation revient toutes les 90 secondes et exige son clic... après s'être fait prier un chouia. De plus, au bout de 10 minutes d'utilisation, l'émulateur rend la main et retourne au bureau du Mac. Mais en 10 minutes, on a tout de même le temps de faire pas mal de choses! Pour quitter avant ces 10 minutes fatidiques, Pomme-Q.

Et maintenant, restent à faire tourner quelques programmes Atari. Alors là, c'est aussi très simple. Le dossier MAGIC_C est votre disque dur C: Copiez-y ce que vous voulez comme programmes ou fichiers Atari, créez-y un dossier AUTO si vous voulez, placez-y des ACC, installez-y le SpeedoGdos si ça vous tente, bref une fois MagicMac lancé, c'est votre disque C: La version de démo, contrairement à la version complète, n'autorise pas d'autre disque dur, ni externe, ni interne. Elle ne reconnaît pas non plus les CD Roms ou autres Syquest. Enfin, elle n'imprime pas.

L'impression semble d'ailleurs être un problème pour MagicMac, dans l'état actuel des choses. Les imprimantes pour Atari utilisent en principe le port parallèle du ST (ou le DMA pour les laser).

Le Mac n'étant équipé que de ports série il faut donc, si i j'ai bien compris la notice en allemand qui accompagne la démo, faire l'acquisition d'une interface série/parallèle pour pouvoir imprimer quoi que ce soit. Espérons que les excellents programmeurs qui ont écrit MagicMac sauront bientôt nous concocter aussi le pilotage des principales imprimantes Mac, au moins en ASCII et sous SpeedoGdos. Les émulateurs PC pour Mac le font bien.

Pour les disquettes, celles au format PC étant lues sans problème à la fois par les Ataris et par les Macs, le transfert est tout simple. Une fois sous émulation Magic, la plupart des disquettes Atari sont acceptées, dans la mesure où elles ont été raisonnablement formatées. Si un disquette passe, il faut savoir qu'on peut l'éjecter avec Pomme-Shift-FI (si on a un clavier étendu).

On peut également faire Pomme-W qui a pour effet de faire basculer l'écran vers le bureau du Mac et d'afficher une boîte de dialogue qui permet d'éjecter ou de retourner a Magic. C'est également en mode Mac que l'on peut reconfigurer MagicMac: un menu déroulant est là pour ça. La nouvelle configuration prend effet au lancement suivant. Rien n'empêche également de lancer un programme Mac, puis de revenir dans Magic Mac comme si de rien n'était. La version complète autorise même le copier-coller entre les deux environnements (la démo aussi, mais limitée à 1k... ça ne fait pas beaucoup).

Le clavier de la démo originale était un clavier allemand QWERTZ... pas très pratique pour nous autres. En m'aidant d'un vieux TOS I.4 sur disquette, j'ai modifié le fichier Mac OS (qui n'est autre qu'un TOS allemand) de façon à le reconfigurer. Mis à part le @ qui devient # et le # qui devient I, toutes les autres touches sont conformes à notre clavier AZERTY. Il y a cependant, pour bien émuler l'Atari, quelques raccourcis à connaître: Pomme-H pour HELP, Pomme-E pour Insert, Pomme-D pour DELETE, Pomme-U pour UNDO et Pomme-C pour CLEAR-HOME. Pour le bouton droit de la souris, c'est Pomme-clic.

J'ai également retouché un peu les menus du bureau. Ils ne sont pas entièrement traduits, mais pour celui qui ne connaît pas l'allemand (...et pas trop Atari non plus) c'est tout de même un peu plus clair.

Un bon nombre de programmes tournent sans aucun problème, du moins dans la résolution pour laquelle ils ont été écrits (mais avec l'arrivée du Falcon, il y en a de plus en plus à accepter les résolution élevées). Script, AtariWorks, SuperBase, LDW, StudioPhoto, TruePaint, ImagePartner, Upsis 95, Calamus et Calamus SL, PPM, GemView, Stad, Arabesk: c'est tout bon. Même les vénérables antiquités que sont WordPlus ou Calcomat sont traitées avec tout le respect dû à leur âge. Mais, tout de même, ne comptez pas trop sur les jeux.

Le basic GFA passe très mal. L'éditeur de la version 3 (ou 3.5) ne s'affiche pas; l'éditeur de la version 2 est sans problème, mais il n'y a pas de rafraîchissement d'écran lorsqu'on quitte. Pour retrouver le bureau, il faut relancer à l'aveuglette «Ease», l'interface graphique de MagicMac. En ce qui concerne les programmes écrits en Gfa, puis compilés, certaines instructions sont acceptées, d'autres ne le sont pas. D'une façon générale, les instructions classiques, qui ne font pas appel au «Hard» sont bien émulées, les autres plantent.

Lors de la dernière réunion de MELESSE, notre «Rameur» favori a testé Gescomptes, le logiciel qu'il utilise professionnellement sur son ST. Mis à part quelques petits errements sur les «chemins», au lancement, sans doute dûs au fait que le programme avait été simplement recopié sur le disque du Mac, et non installé correctement, tout semblait fonctionner à merveille.

Mais j'ai gardé le meilleur pour la fin. MagicMac est multiTOS! Comme le système 7 du Mac. Dans la mesure de la mémoire disponible on peut donc ouvrir plusieurs programmes en même temps. Il suffit de cliquer en dehors d'une fenêtre pour revenir sur le bureau qui se trouve en dessous et double-cliquer une seconde ou une troisième application. Chaque programme s'affiche dans des fenêtres distinctes et il suffit de cliquer dans une de ces fenêtres pour avoir la barre de menus qui va avec. Génial! A l'extrême gauche de la barre des menus, un petit signe donne accès à un menu déroulant qui permet de changer d'application sans avoir à cliquer dans sa fenêtre (comme sur le MultiFinder du système 6 Mac, sauf que c'est à gauche de la barre au lieu d'être à droite).

Et tout ça est rapide, rapide. Les revues Mac qui ont testé MagicMac disent que les softs Atari tournent 4 fois plus vite sur un Mac LC 475 que sur un Falcon! J'ai essayé Quick Index, d'abord sur mon TT, puis sur le PowerBook 150 (tous deux équipés d'un 68030 à 33 MHz, mais seul le TT ayant un coprocesseur arithmétique). Comme il fallait s'y attendre, les résultats sont assez semblables pour les tests du processeur (les accès mémoires étant toutefois 4 fois plus rapides sur le Mac) et pour le GemDos (avec un léger avantage au TT). Par contre le Bios est 10 fois plus rapide sur le Mac que sur le TT. Quick Index est refusé par le 68040 du Quadra, ce qui empêche le test, mais il est évident, par exemple en ouvrant ou travaillant sur une image en 256 couleurs, que MagicMac sur un Quadra est un bête de course.

En conclusion, ce premier contact avec MagicMac est très séduisant. Et tous nos membres qui on pu en tester la démo ont été séduits, à tel point qu'un achat du programme, pour le Club, a été envisagé. Bon nombre d'entre nous sont passé, en douceur, du ST au Mac grâce à Dave (à propos, il est paraît-il très malade et sa société a dû déposer son bilan).

Mais ils ont gardé dans leur coeur une petite place pour Atari (sans parler de tous ces vieux softs qu'ils maîtrisaient si bien et auxquels ils étaient attachés). D'autres hésitent encore à sauter le pas: ils auraient tant de fichiers à transférer et, bien souvent, à refaire... Pour tous ceux-là, MagicMac vient à point.

Et puis, il y a tant d'excellents programmeurs pour Atari (surtout outre Rhin) qui risquent de ne plus rien écrire si leur machine disparaît. En leur ouvrant la grande porte de l'émulation, c'est un second souffle pour eux, et pour Atari. C'est maintenant bien connu: plus il y a de types d'ordinateurs capables d'exploiter un programme et plus il s'en vend. IBM l'avait compris en son temps et ça a produit l'hégémonie du PC. Apple vient à son tour de s'en persuader, en licenciant son système d'exploitation à des sociétés concurrentes. Alors, longue vie à MagicMac et à Atari.

Le Rédacteur

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