Phare oueST

numéro 39

Sommaire:

- Bonne annéne à tous
- Le RiscPC sans risc (rubrique des petits et des glands)
- L'ex-atariste en a plein le DOS
- Non, non Atari n'est pas mort: PageStream V2;Db
- Fontographer
- Datadiet
- Fascination
- A fond la caisse (SpeedDoubler)

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Bonne année à tous!


Encore une fois le club oueST, solide au poste, est reparti pour un tour. Et comme chaque année à pareille époque, voici venu le temps de notre très rituelle Assemblée Générale.

Mais ce qui est nouveau cette fois, c'est que cette AG, dans le cadre de nos efforts de décentralisation et pour mieux faire connaître la Bretagne profonde à la Capitale, va se dérouler à Saint Brieuc.

On va profiter de la réunion du vendredi 3 octobre prochain pour faire ça, le plus rapidement possible, aux alentours de 20 heures 30 (ça permettra à tous ceux qui viennent de loin de ne pas être trop a la bourre).

Pour ceux d'entre-vous qui ne sont encore jamais venu à nos réunions de Saint Brieuc (quelle honte!) voici quelques indications pratiques. Ça se passe dans l'auditorium de l'École Nationale de Musique (aimablement mis à notre disposition par Francis Lapauw, son Directeur, grand bidouilleur devant l'Éternel).

L'École de musique se trouve dans l'ancienne caserne Charner, sur le boulevard du même nom (en sortant de la Gare, c'est à 200 mètres à droite; on ne peut pas louper cette caserne tant elle ressemble... à une caserne). Une fois dans la cour, c'est le bâtiment de droite, dernière entrée, au deuxième étage.

Pour ceux qui arrivent en auto, le plus simple est encore de chercher la gare, qui est relativement bien signalée (attention le boulevard Charner est à sens unique: de la gare vers oueST).

Et pour ceux qui ne pourront être des nôtres - ce qui nous chagrinera énormément - il y a un «pouvoir» avec ce bulletin, à remplir et me retourner (c'est plus simple) au 26, rue Paul Bert- 22000 St Brieuc.

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Le RiscPC sans risc
(rubrique des petits et des glands)


La carte 486 s'insère tout naturellement dans l'un des connecteurs pour microprocesseur, l'autre étant occupé par l'ARM 610, le processeur risc Acorn. En principe les deux connecteurs sont interchangeables mais en fait il est vivement conseillé de placer le processeur INTEL à l'arrière pour cause de chauffage et de ventilateur.

Ensuite on configure: disque dur du PC (en fait un dossier sur le disque dur de l'Acorn) soit: mode vidéo de démarrage (certains programmes de jeux changent la résolution), démarrage plein écran ou en fenêtre (dans ce cas fonctionnement beaucoup plus lent), choix des ports, RAM alloue au PC (puisque les deux processeurs peuvent tourner en parallèle) etc...

On place les drivers: un driver souris et un driver CDROM pour le DOS, un driver vidéo SVGA (256 couleurs seulement) pour Windows. Le driver vidéo est facultatif mais sans lui on ne peut avoir que du VGA et l'affichage se fait à la vitesse d'un PC 486 c'est à dire beaucoup plus lentement. Malheureusement pour les jeux il n'y a pas, pour le moment, de driver vidéo DOS: les jeux SVGA ne marchent pas et pour les autres la vitesse d'affichage est celle d'un 486 ordinaire.

Il n'y a pas encore non plus de drivers son, le PC est totalement muet, c'est reposant mais quand même!

Il paraît que ces deux drivers vont sortir cet automne et seront fournis gratuitement. Le driver CDROM ne fait que renvoyer au driver de l'Acorn. Donc, pour le PC, un seul driver pour tous les CD possibles et imaginables à condition que leur driver Acorn existe. Je dois dire que j'aurais préféré l'inverse car les drivers Acorn ne sont pas légion.

Enfin on lance l'émulateur (Note de la rédaction: ouf!). Tous les programmes de bureau que je possède fonctionnent parfaitement. La plupart des jeux fonctionnent surtout s'il sont Windows (ce qui est rare). Quelques jeux demandent des résolutions exotiques (384x288 ou 480x352 par exemple) et se retrouvent en fenêtre mais il «suffit» d'éditer le fichier de configuration du moniteur (dans !Boot. Resources. Configure. Monitors) et d'ajouter la nouvelle résolution. J'ai trouvé un jeu qui fait planter l'émulateur: Héretic. C'est curieux car son prédécesseur Doom marche impeccablement (bien qu'en silence).

Cette émulation est intéressante dans la mesure où elle donne accès à une importante bibliothèque de programmes (par exemple il n'y a, à ma connaissance, aucun tableur sur Acorn me permettant de faire les moyennes de mes élèves...) mais le gestionnaire de fichiers est si pénible à utiliser que pour les formatages, les copies et déplacements de fichiers je me place en mode Acorn. C'est simple, pour y revenir il suffit d'appuyer sur le bouton central de la souris puis, ensuite, de double-cliquer sur la fenêtre où le programme PC continue de tourner pour retourner au PC plein écran. C'est aussi rapide que de lancer le gestionnaire Windows et au moins c'est parfaitement multitâche. Pour traiter ou visualiser les images le mode Acorn est également préférable, car il n'est pas limité à 256 couleurs. Et bien sûr, pour le moment, pas question de faire de musique en mode PC.

Pour répondre à une critique de mon lointain collègue (acorniste ? riscpciste ?) Xavier de Monneron - auquel je rends son salut et que je remercie au passage pour ses tuyaux sur l'accès aux icônes des ROM (j'ai passé beaucoup de temps à chercher les noms des icônes que je voulais remplacer) - au sujet des branchements de souris: ce n'est pas une question de prise.

Le Mac, l'Atari, le riscPC et sans doute l'Amiga (que je ne connais pas) sont faits pour fonctionner avec une souris, celle-ci est connectée à un petit port parallèle qui lui est réservé et travaille en interruption, le processeur n'est donc dérangé que si un événement souris survient.

Au contraire le PC a commencé sa carrière sans souris et il a fallu en adapter une. Elle fonctionne donc sur un port général qui existait préalablement (en l'occurrence un port série de type RS232) ce qui ne lui permet pas de gérer d'interruptions. Il faut alors qu'un petit programme résidant oblige le processeur à lire ce port série à intervalles réguliers. Ça fonctionne mats le processeur perd beaucoup de temps car il vient lire ce port même si aucun événement souris n'intervient (c'est une des raisons pour lesquelles les PC doivent avoir un processeur plus rapide pour aller à la même vitesse que les autres).

Ceci dit le riscPC supporte les deux types de souris. Pour faire fonctionner une souris PC il suffit de la brancher sur le port série (prise Canon 9 broches ordinaire) et de le dire à l'ordinateur grâce à la configuration souris.

Bien sûr cela permet d'utiliser des souris que l'on trouve plus facilement dans le commerce mais le mouvement de la souris est plus saccadé (comme sur PC) car la fréquence de lecture du port est d'environ 10 fois par seconde (10 Hz) alors que la souris par interruption peut interrompre le processeur jusqu'à 25 fois par seconde.

Par contre, l'Acorn n'ayant qu'un seul port série... adieu imprimante ou modem.

Le fonctionnement des souris Mac et Atari est plus proche mais le nombre des boutons les rend, sauf bricolage, impropre à l'utilisation car, contrairement au PC, le riscPC utilise pleinement les trois boutons. Il y a quand même un hic: pour changer de souris il faut la configurer à l'aide d'une boîte de dialogue que l'on ne peut utiliser qu'avec une souris donc pour passer sur une souris PC il faut quand même une souris Acorn et en cas de panne de sa souris il faut au moins en emprunter une.

a suivre...

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L 'ex-atariste en a plein le DOS (pour rester poli)


En tant qu'ancien Atariste je suis sidéré par les limitations et les complications du PC.

La mémoire:

La gestion de la mémoire est une aberration. C'est, en fait, un historique des possibilités successives des PC et une démonstration de l'imprévoyance des concepteurs.

La mémoire normale (main) se limite à 640 K (à cause des limitation du 8 bits d'origine le 8086), de 640 à 1M on a la mémoire haute (high) apparue quand les boîtiers mémoires on fait 1M, un autre méga (autre «page» mémoire) constitue la mémoire étendue (extended) ajoutée «pour avoir largement la place», une troisième mémoire est la mémoire «expansée» (expended) de grande taille celle-là (enfin! on pense que les besoins sont illimités).

Le pentium permet l'utilisation d'une quatrième banque de mémoire plus rapide (nommée EDO) et le P6 successeur du pentium, qui ne supportera pas cette mémoire EDO, pourra être doté d'un autre type de mémoireECC) qui est parait-il auto corrective (??) tout cela sans compter la mémoire vidéo (VRAM) bien entendu.

Certains programmes utilisent une ou plusieurs de ces mémoires en ignorant superbement les autres, c'est pourquoi beaucoup de petits programmes DOS refusent de fonctionner sous Windows en prétextant une mémoire insuffisante (alors que j'ai 16M!) simplement parce que des drivers occupent de la place en main ou en high ou alors que l'extended n'existe pas. D'ailleurs dans le DOS figure un utilitaire pour simuler la mémoire étendue quand on a de la mémoire en un seul bloc (qui est comptée main suivie d'expended et non d'extended) ce qui permet de faire fonctionner les programmes qui exigent ce type de mémoire. Malheureusement d'autres programmes sont allergiques à cet utilitaire, qu'on ne peut donc pas laisser à demeure.

Le DOS:

Second anachronisme, et non des moindre, la nécessité de taper des A:, des DIR /P, des CD MACHIN\TRUC sur fond d'écran noir pour faire fonctionner tous ces programmes qui ne supportent pas Windows (beaucoup de jeux et des utilitaires). Il paraît que Windows 95 est plus digeste pour ces programmes car il n'utilise quasiment pas les mémoires main et high.

Les ennuis ne viennent pas que des restes fossilisés, il y a aussi Windows!

Le gestionnaire de programmes:

Le gestionnaires de programmes permet de mettre des programmes dans des dossiers (nommés groupes) mais on ne peut pas mettre de dossier dans un dossier. Si l'on a beaucoup de programmes du même type impossible de subdiviser. Par exemple j'ai créé un dossier graphisme qui commence à être sérieusement encombré et il m'est impossible de répartir les fichiers en dessins bitmaps, vectoriels, retouche photo, visionneurs, éditeurs d'icônes etc... On a le choix entre des dossiers fouillis où l'on ne trouve que difficilement l'application que l'on cherche ou, si on multiplie les dossiers, un bureau où les dossiers sont les uns sur les autres.

En fait Windows a été conçu pour des utilisations professionnelles c'est à dire pour un petit nombre de gros programmes, alors que l'amateur avec ses jeux et ses utilitaires en tout genre a plutôt beaucoup de petits programmes, surtout depuis que les magazines distribuent des CDROM.

Avec Windows 95 plus de problème, le gestionnaire de programme est supprime et remplacé par un bouton «démarrage>> qui ouvre une structure arborescente semblable aux menus successifs des Macs, ou des Acorns.

La suppression des programmes:

Un programme Windows doit créer un fichier INI dans le dossier Windows, il peut, en plus, aussi s'installer (le plus souvent sans mentionner son nom) dans les fichiers WIN.INI et SYSTEM.INI de Windows il est donc particulièrement difficile d'effacer toute trace d'un programme dont on ne veut plus.

Certains magazines conseillent d'archiver des copies successives datées de WIN.INI et SYSTEM.INI avant d'installer chaque nouvelle application. Vous imaginez un peu!

si le CDROM offert gracieusement par le journal contient 10 utilitaires et 5 jeux (ce qui est peu) je dois faire 15 copies de chacun de ces deux fichiers pour le cas où je ne serais pas satisfait des programmes. Qu'en est-il avec Windows 95 ?

Le multitâche:

Quand au multitâche sur PC il est loin d'égaler un bon vieux ST avec ses accessoires:

Quand on lance une application (même si c'est un accessoire) le programme en cours disparaît de la circulation au point de donner l'impression qu'on l'a purement et simplement quitté. Fermer l'accessoire quand on n'en a plus besoin ne permet que de retourner au bureau, pardon, au gestionnaire de programmes, pour retrouver son programme il faut taper Ctrl-Esc puis cliquer sur son nom dans la boîte de dialogue qui s'ouvre alors.

Là, Windows 95 est un grand progrès puisqu'il copie le système d'exploitation Acorn! Pour passer d'une application à une autre il suffit de cliquer sur son icone dans la barre des tâches en bas de l'écran.

En conclusion, le fonctionnement de chaque programme est satisfaisant mais trouver ce programme, le copier, le lancer, le faire cohabiter avec les autres ou le supprimer ressemble assez à la recherche d'un formulaire dans une administration, Windows 95 améliore sensiblement les choses mais on est encore loin des Acorns ou des Macs.

C'est l'architecture même des PC qui est à revoir, surtout pour les mémoires et la souris puisque les lenteurs de l'interface IDE (par rapport à SCSI) sont maintenant corrigées.

Références:
· Les 12 travaux d'Astérix (pour la recherche de formulaire)
· Les Shadoks(«Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?)
· Bill Gates (comment gagner de milliards en faisant croire que l'on vient d'inventer ce qui existe déjà, en mieux, depuis des années)
· IBM (comment concevoir un petit système informatique si complexe qu il a l'air professionnel).

J.P. Raumer

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Non, non, Atari n'est pas mort!
PageStream V2.2b


Sous ce nom se cache la dernière version anglaise de PUBLISHING PARTNER MASTER, francisée par mes soins. Cette version 2.2b est très nettement améliorée par rapport la version 2.2a. L'aff~chage écran qui était devenu très lent dans la version précédente, est beaucoup plus rapide: on retrouve la vitesse de la version I.83. C'est sûr qu'on pourrait mieux faire, mais c'est acceptable.

L'amélioration la plus importante, c'est que cette version accepte maintenant les fontes Postscript PC de Type 1 et de Type 3, ce qui ouvre la porte à des centaines de fontes. J'ai fait un essai: bien que l'affichage écran soit lent au départ, ça fonctionne et l'impression est correcte.

Il existe à présent un module d'importation d'images au format STAD. Ce module qui existait dans la version I.83, n'avait pas été remis dans la version 2.2a. L'oubli est réparé. Les raccourcis au clavier sont standards et plus nombreux. On a maintenant un «Alternate + G> pour COPIER (il ne fonctionnait pas dans les versions précédentes).

Il y a cependant un léger problème: cette version, étant anglaise, a été prévue pour un clavier en QWERTY, ce qui fait qu'on doit faire «Alternate + A>' pour QUITTER, ce qui n'est pas très logique. Si quelqu'un a une solution pour résoudre ce problème, il sera le bienvenu.

La boîte à outils a légèrement changé. On a une icône LOUPE qui fait la même chose que l'option ZOOM AUTOMATIQUE, et le pourcentage d'agrandissement ou de réduction s'affiche. Les 2 icônes pour faire des DROITES ont été regroupées en une seule: pour avoir une verticale, une horizontale ou une droite 45, on maintient SHIFT enfoncé quand on trace la droite. On peut toujours tracer des POLYGONES comme auparavant, mais on dispose d'une option supplémentaire: on peut courber les côtés.

Les drivers sont plus nombreux et plus performants. Il y a un dictionnaire, mais en anglais.

Pour finir, voici un moyen d'accélérer le chargement du programme (et c'est valable pour toues les versions de PPM): dans le dossier DIVERS, ne mettez que les modules d'importation et d'exportation qui vous servent habituellement. Sur les 36 fichiers du dossier, je n'en ai gardé que 9, et je suis passé d'un chargement qui durait 42 secondes un chargement de 9 secondes.

Je ne sais pas s'il y a aura encore une nouvelle version de ce programme de PAO qui a besoin d'être encore amélioré, mais je reste fidèle ce programme qui me satisfait et que je trouve très convivial.

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Fontographer


Ce programme MAC (parfaitement émulé par Spectre) est très pratique pour convertir les fontes. Il m'a permis d'obtenir des fontes PC PostScript pour les utiliser avec PAGESTREAM à partir de fontes MAC.

L'utilisation est très simple. On ouvre une fonte MAC PostScript de Type 1 OU de Type 3 ou encore une fonte True Type. On la sauve ensuite sous un nom quelconque. On a alors accès à l'option «GENERATE FONTS» du menu «FILE».

On choisit de convertir la fonte au format PostScript PC. La conversion se fait automatiquement: le programme crée 5 fichiers avec respectivement les extensions AFM, CFG, INF, PFB et PFM.

Le transfert sous Atari se fait tout simplement en copiant ces fichiers sur une disquette au format MSDOS. Mais PAGESTREAM n'a besoin, en fait que des 2 fichiers avec les extensions AFM et PFB.

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Datadiet


Ce programme ATARI peut intéresser tous ceux qui se plaignent de ne pas avoir assez de place sur leur disque dur. Il compacte automatiquement tous les fichiers, à l'exception des fichiers dits «exécutables» (programmes avec une extension .PRG ou .TOS, ...).

Sa configuration lui permet beaucoup de possibilités. On peut lui dire quelle partition compacter: par exemple, si on dispose de 2 partitions (C et D), on peut lui dire de compacter seulement sur la partition D et de laisser la partion C normale.

Pour ma part, je n'ai qu'une partition (C). J'ai demandé le compactage sur cette partition, mais j'ai exclu le compactage sur les lecteurs externes A et B: quand je recopie sur disquette n'importe quel fichier que j'ai créé sur mon disque dur, celui-ci reprend sa taille normale sans que je n'aie rien à faire. Datadiet se charge de tout.

On peut exclure du compactage certaines extensions. J'ai exclu les extensions «.INF» pour conserver mon DESKTOP.INF normal, et les extensions «.ZIP»: ces fichiers étant déjà compactés, il n'y a pas de gain de place supplémentaire avec Datadiet. Si on veut tout compacter sur le disque dur, on choisit l'option «DIETIZE». On tape *.* dans le sélecteur de fichier et le compactage est lancé. Il n'y a plus qu'à attendre que Datadiet ait fini. C'est l'occasion d'aller prendre un café ou de déguster une bonne Kro bien fraîche... Quand c'est fini, on peut utiliser l'option «CALORIES» pour connaître le gain d'espace. Ensuite, il est conseillé de défragmenter le disque dur.

Si l'on travaille sur une partition où Datadiet est actif, quand on crée un document avec un programme, le compactage ne se fait que lorsque l'on quitte le programme. On voit alors un texte qui défile très vite dans un coin de l'écran.

Datadiet est très fiable. Si, par hasard, il y a un problème avant ou au cours du compactage (par exemple: coupure de courant, extinction de l'ordinateur sans avoir pensé à quitter d'abord le programme), le document ne sera pas perdu: lors de l'allumage suivant, Datadiet se chargera automatiquement de terminer ce compactage et de tout remettre en ordre.

A tout moment, on peut changer la configuration de Datadiet et on peut rendre à un fichier sa taille normale.

Pour terminer, sachez que l'utilisation de Datadiet peut occasionner un léger ralentissement dans certaines opérations (comme charger un programme, le quitter...), mais, à mon avis, ce n'est pas très grave et ça en vaut la peine, car le gain de place peut être très important.

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Fascination


Ce jeu d'aventure raconte une enquête policière menée à Miami par Doralice, commandant de bord très sexy(e) sur la ligne Paris-Miami.

L'histoire commence par la mort d'un homme, Mr. Nichols, qui lui a confié, avant de mourir dans ses bras, une mallette contenant une précieuse ampoule. Doralice passera son week-end enquêter sur cette affaire.

Les commandes sont simples. Pour charger ou sauver la partie en cours, on a deux possibilités: soit utiliser la touche F1, soit amener le curseur dans le coin haut gauche de l'écran. Le curseur (une main) devient alors une disquette, et il n'y a plus qu'à cliquer avec le bouton gauche de la souris.

Les actions sur les différents objets (comme PRENDRE, UTILISER, REGARDER...) se font tout simplement en amenant le curseur sur l'objet ou l'endroit voulu, et en cliquant avec le bouton gauche de la souris.

Si on clique avec le bouton droit, on obtient l'inventaire des objets dont on dispose. On peut alors utiliser un objet en cliquant sur son nom avec le bouton gauche.

J'ai trouvé ce jeu intéressant et pas trop difficile. Il faut faire très attention à tous les détails, même ceux qui paraissent anodins: ils ont leur utilité. Il ne faut pas hésiter à faire des sauvegardes à toutes les étapes du jeu c'est très pratique quand on a oublie quelque chose à un endroit du jeu, ou quand on s'est fait attraper.

Titus LG

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À fond la caisse


Il n'est sans doute plus un seul utilisateur de Mac (sauf ce pôvre Édouard!) qui n'ait installé RAM Doubler sur sa bécane. Seuls y échappent encore les acharnés du système 6 (volontaires ou forcés, because Spectre). Même les PCistes commencent à s'y mettre, en retard d'une guerre comme toujours, car RAM Doubler, mais si, mais si, existe aussi sous Windows à présent.

Bref, RAM Doubler est devenu incontournable, comme on dit. Et il faut bien le reconnaître, c'est magique. Au prix d'un si léger ralentissement et pour un investissement modique en comparaison des prix de la RAM, voir sa machine tourner comme si elle avait réellement deux fois plus de mémoire vive: ça ne se refuse certainement pas.

Et voilà qu'avec Speed Doubler le même éditeur, Connectix, récidive. Je l'ai ramené d'Apple Expo. Il est encore tout chaud et je vous livre mes premières impressions.

Un bémol pour commencer. Speed Doubler est composé de trois extensions bien distinctes du système Mac (le 7, bien sûr) qui peuvent, si besoin est, être activées séparément et qui sont: Speed Emulator, Speed Access et Speed Copy. Or, seuls les deux derniers sont acceptés par les machines à base de 68xxx. Speed Emulator, comme par hasard le plus intéressant (et de loin) est réservé au PowerMac, et rien qu'à lui.

Speed Emulator:

Connectix a ré-écrit l'émulateur 68xxx du PowerMac et Speed Emulator vient donc se substituer à cet émulateur. Le programme Apple d'origine est «interprété», c'est à dire qu'il lit successivement chaque instruction qui arrive, la traduit à la volée en instruction PPC s'il s'agit d'une instruction particulière aux 68xxx et ainsi de suite. Non seulement ces traductions ralentissent l'exécution du programme mais vous imaginez la perte Je temps qu'il y a à traduire par exemple 10 000 fois la même instruction revenant en boucle... Malgré son extraordinaire puissance, le PPC rame dur!

Speed Emulator, lui, est un compilateur. Il traduit en bloc toutes les instructions étrangères au PPC et les stocke dans une mémoire-cache largement dimensionnée (oui, Speed Doubler est assez gourmand en mémoire) où il peut les retrouver instantanément à chaque fois que c'est nécessaire.

Le gain de temps dans l'exécution des programmes est spectaculaire, comme peuvent d'ailleurs l'imaginer tous ceux qui ayant fait un peu de programmation on pu comparer, par exemples, les vitesses de programmes basic interprétés et compilés.

Je ne me suis pas livré à des tests précis mais je puis vous assurer qu'avec les softs qui ne sont pas encore portés en «mode natif>> (c'est à dire qui restent écrits pour les 68xxx) Speed Doubler ne vole pas son nom Le gain de temps est perceptible immédiatement: on a impression d'avoir changé de machine.

Or il est un programme Mac qui est, encore à présent, écrit en 68xxx, c'est le système (avec sa «boîte à outils» et son Finder). Toutes les applications Mac y font appel sans arrêt. Speed Doubler double donc pratiquement la vitesse d'exécution des routines du système. Et je vous assure que ça se remarque, même pour les applications en mode natif. Je suis sidéré par exemple de voir la rapidité d'affichage de Photoshop (PPC) avec Speed Doubler et l'effet que cette extension a sur les filtres.

Speed Access:

Ça, ça tourne sur tous les Macs. Ce n'est rien d'autre qu'un gestionnaire de mémoire cache pour les disques durs. Voilà qui n'est guère nouveau, me direz-vous. Certes, mais celui là a l'avantage d'être particulièrement bien écrit et terriblement efficace.

Alors, même si ça vous bouffe pas mal de mémoire, il faut reconnaître que ça accélère assez confortablement les accès aux disques durs. Et comme avec le système Mac ces accès sont fréquents (accès au système ou à diverses bases de données), le résultat se fait tout de suite sentir. Essayez un peu, pour voir la différence, un tri sur une grosse base de FileMaker, par exemple celle des Codes Postaux Français.

Et vous m'en direz de nouvelles. D'accord, Speed Acces est bien moins spectaculaire que Speed Emulator, mais il vaut tout de même le déplacement.

Speed Copy:

Cette troisième extension, également utilisable sur tous les types de Mac, fait à peu de choses près la même chose que Copy Doubler (le tableau de bord de Disque Doubler) avec lequel il est, d'ailleurs, incompatible. Il faut choisir: c'est l'un ou l'autre.

Tout comme Copy Doubler, Speed Doubler accélère de beaucoup les copies de fichiers et le vidage de la poubelle. Les deux softs sont également capables de ne copier, dans une sélection, que les seuls fichiers qui ont été modifiés. D'où un gain de temps énorme et une grande facilité d'utilisation.

Mais, à mon avis, le choix de Speed Copy s'impose. D'abord, il me semble beaucoup plus rapide que son concurrent. Ensuite, il travaille en tâche de fond. Oui, vous avez bien lu. Lancez une série de copies de fichiers et retournez dans votre traitement de texte favori comme si de rien n'était (enfin, presque rien car, voyez-vous, on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre!).

Plus fort encore, avant même que votre première série de fichiers ne soit copiée, demandez d'autres copies, sur le même disque ou un disque différent également en ligne, et Speed Copy, sans broncher, va vous ouvrir une deuxième boîte sous la première et va mener de front les deux opérations. Encore faut-il que vous ayez installé au moins le système 7.5 car, pour fonctionner en tache de fond, Speed Copy utilise une extension apparue avec cette version du système, qui est le «thread manager».

Pour la poubelle, c'est la tornade blanche: un disque dur complet va être nettoyé en moins de temps qu'il ne me faut pour vous l'écrire. Et puis, une option affiche le contenu de la poubelle, ce qui autorise à sélectionner les fichiers à effacer et ceux à conserver bien au chaud au fond de la corbeille. N'est-ce pas mieux ainsi?

Et pour finir, Speed Copy, à la différence de Copy Doubler, a été traduit en français: c'est plus sympa.

Que conclure? Que Speed Doubler c'est le rêve? Eh bien non, pas tout à fait. Outre sa voracité en mémoire, il semble bien que la sortie de Speed Doubler, au moins dans sa version française, ait été un peu hâtive (Apple Expo oblige). D'où des bugs qui demanderont à être corrigés rapidement.

Ainsi, sa cohabitation avec RAM Doubler (pourtant du même éditeur et recommandée par lui) s'avère assez capricieuse, sans qu'on sache bien pourquoi. Parfois la présence de RAM Doubler fait planter le Mac au démarrage. Une nouvelle installation de RAM Doubler peut y remédier... mais pas toujours. Il est même parfois nécessaire, pour réconcilier ces frères ennemis, de procéder à une nouvelle installation complète du système.

De temps en temps, j'ai également constaté qu'un trait noir horizontal de quelques centimètres s'affichait à proximité du coin supérieur gauche de l'écran: allez savoir pourquoi. Ce trait disparaît d'ailleurs au premier rafraîchissement d'écran et ne semble avoir aucune conséquence fâcheuse.

Enfin je trouve que depuis que j'utilise Speed Doubler, les plantages inopinés de mon Mac sont un tantinet plus fréquents qu'avant. Mais je me fais peut-être des idées...

Quoi qu'il en soit, le confort qu'il apporte ne m'incite absolument pas à m'en passer. L'essayer, c'est l'adopter. Affaire à suivre...

Gérard LEFRANC

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