Phare oueST

numéro 42

Sommaire:

- C'est pas fini
- Acrobaties
- Pour tous ceux qui ont des problèmes d'écran
- L'incroyable PicSoft
- Déprimante débranchée
- L'artisan et l'informatique
- Produits de saison

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C'est pas fini!


À Mélesse:
À la Mairie. Les samedis à partir de 14 heures 30:

Les 13 avril - 25 mai et 29 juin.

À St Brieuc:
À l'École Nationale de Musique, boulevard Charner. Les vendredis à partir de 19 heures 30 (on a retardé un peu puisque pratiquement personne n'arrivait aussi tôt. Comme ça, vous aurez peut-être le temps casser la graine avant):

Les 5 avril - 10 mai et 14 juin.

On est prié de venir, si possible, avec sa bécane, pour que ne se renouvelle pas ce qui s'est passé lors de la dernière réunion de Saint-Brieuc: beaucoup de monde, mais seulement deux petits Macs portables Il est vrai que la fois précédente on manquait de prises.

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Acrobaties


Aux temps, pas si lointains, où chaque membre du club avait son Atari à la maison, l'échange de fichiers n'était pas un grand problème. Quoique, si je m'en souviens bien, certains envois pour le Phare-oueST mettaient parfois mes nerfs et ma sagacité à rude épreuve: textes rédigés à l'aide d'un soft rarissime ou formats d'image parfaitement exotiques m'ont souvent fait tourner en bourrique. J'avais beau demander, dans chaque numéro du bulletin, des envois en ASCII, il se trouvait toujours des petits malins, fiers de leur belle mise en page, pour m'expédier des trucs presque impossibles à ouvrir.

Avec l'éparpillement des machines actuelles et même si la plupart d'entre nous s'en tiennent au PC ou au Mac, les échanges de fichiers deviennent plus complexes. L'histoire qui suit en est un bel exemple.


l était une fois un certain Michel qui passait le plus clair de son temps à mettre au point des études de prix pour les artisans du bâtiment de sa région. Ces études faisaient l'objet de commandes personnalisées, livrées sur papier ou sur disquettes mais également, une fois l'an, de la diffusion d'une «série de prix» concernant tous les corps d'état, envoyés aux adhérents du syndicat d'artisans qui alors l'employait (et, rassurez- vous, qui l'emploie encore).
Cet ouvrage, d'environ 250 pages, devenant de plus en plus complexe à gérer il avait été décidé, à la faveur d'un changement d'imprimeur, que Michel en assurerait la mise en page complète.

Les prix étaient établis, à partir de fichiers croisés, continuellement mis à jour au moyen de disquettes envoyés par les fournisseurs, par un logiciel spécialisé tournant sous DOS (eh oui, il en existe encore beaucoup plus que l'on croit!) et capable d'imprimer, sur la laser de Michel, des listes de prix correctement présentées et mises en pages.

Mais l'ouvrage à faire devait également comporter un certain nombre de pages de présentations, commentaires divers, sommaires (que le programme de Michel ne créait pas automatiquement), graphiques et organigrammes, etc...

Les précédents imprimeurs s'étant avérés désastreux dans ce délicat travail de PAO, il avait été décidé que la maquette serait fournie, finie et imprimée sur des films spéciaux, à l'imprimeur qui n'aurait plus qu'à la récupérer, sans rien y retoucher.

Michel et son logiciel ad-hoc s'occupant des tableaux de prix, j'avais accepté de me charger des pages de présentation, sommaires, etc Restait à choisir un logiciel qui puisse à la fois tourner sur mon Mac et sur le PC de Michel, avec une parfaite compatibilité, puisque la maquette devait être conçue chez moi et imprimée chez lui.

Comme la sortie directe des pages de prix, sur film, excluait le fiashage nous avions décidé de nous servir de ClarisWorks 4, moins puissant en PAO que des logiciels spécialisés comme XPress mais multi-plateformes et plus simple à utiliser, en particulier pour la création de tableaux. Ce choix se justifiait également du fait que la mise en page recherchée n'avait pas de grandes exigences et que Claris assurait que la compatibilité de son programme dans les deux environnements était parfaite .

Je m'étais donc mis au travail, avant même que la version Window 95 de ClarisWorks 4 ne soit commercialisée. Dés qu'elle a été disponible, elle avait été installée sur le PC de Michel et nous avons alors pu tester les fichiers déjà prêts.

Catastrophe! Pour rester le plus compatible possible j'avais utilisé la police Helvetica, qui traîne partout. Or l'Helvetica du PC de Michel était un chouia plus haute que celle du Mac. Sur une page de texte, le décalage était d'un peu plus de deux lignes.

Étant donné que ClarisWorks ne sait pas établir de liens entre les zones de texte et les éléments graphiques, il n'y avait plus aucune concordance entre les textes et les dessins, cadres, filets, etc...

Nous avions essayé plusieurs versions d'Helvetica PC d'origines différentes. J'avais même converti ma police Mac en police Windows. Rien à faire. Il n'était pas possible d'obtenir exactement sur le PC ce que j'avais conçu sur le Mac.
On aurait pu, bien entendu, faire l'impression, à l'aide d'un Mac, des films correspondant à mes fichiers et à l'aide d'un PC, des tableaux de prix faits par Michel. Mais cela n'était guère pratique et autorisait mal relectures et corrections.

C'est alors qu'il m'est venu à l'idée, après avoir consulté un CD Rom de SVM Mac qui en fait grand usage, d'utiliser la technologie «Acrobat» mise au point par Adobe. De quoi s'agit-il? Tout simplement d'un format de fichier totalement indépendant de toute machine, système d'exploitation, logiciel ou police. On croit rêver, mais ça existe.

Pour peu que vous disposiez sur votre bécane du programme de lecture Acrobat qui lui convienne (ces programme, «readers» en bon anglais, sont gratuits et dans le Domaine Public), elle pourra lire et imprimer n'importe quel fichier Acrobat, créé sous n'importe quel type de machine, même si vous ne disposez pas du programme original, ni des fontes utilisées pour ce fichier. Vous pourrez même accéder à d'autres fonctions, comme nous le verrons plus loin.

Pour fabriquer un fichier Acrobat (ils ont l'extension .PDF) il faut avoir un soft spécial (sur Mac Acrobat PDF Writer), qui n'est pas, lui, du Domaine Public et qui fonctionne comme un pilote d'imprimante. Une demande d'impression avec ce pilote activé crée le fichier .PDF. La conversion peut être parfois un peu longuette, mais ce n'est pas plus compliqué que ça.

Une fois installé un lecteur Acrobat sur le PC de Michel, mes fichiers .PDF se sont affichés exactement comme sur l'écran de mon Mac. Il n'y avait plus le moindre décalage entre le texte et les graphiques. Même en l'absence de la police Helvetica, le texte était parfaitement reproduit, lissé, supportant le zoom sans perte de qualité.

L'impression s'est avérée parfaite et très rapide du fait que tout le calcul PostScript avait déjà été fait lors de la création des fichiers (ce n'est pas pour rien qu'Adobe est aussi l'auteur de PostScript), les gris et les dégradés étant parfaitement reproduits, pour peu qu'on choisisse les préférences voulues.

J'ai fait des tests avec des polices un peu «exotiques» qui se sont montrés sinon parfaits, du moins satisfaisants. L'aspect général des lettres, leur taille, leur espacement, leur encombrement étaient respectés, à défaut d'une fidélité totale dans le tracé. Acrobat utilise en effet ATM et les polices Multiple-Master. À partir de deux polices de base (avec et sans empattements) et d'une vaste bibliothèque décrivant les caractéristiques des fontes les plus courantes, il arrive à fabriquer les polices qui manquent. Mais le procédé a tout de même ses limites.

Bref, mis à part le fait que toute modification d'un fichier .PDF est impossible et qu'il faut donc tout reprendre à la source en cas d'erreur, nous avions obtenu exactement ce que nous voulions.

On trouve Acrobat au moins sur Mac, Windows, Windows NT, Unix, NextStep. Je ne sais s'il existe des lecteurs Acrobat pour Atari ou Acorn mais, si c'est le cas, ces machines devraient également pouvoir lire et imprimer des fichiers de ce type. Et ce format est en passe de devenir un standard, même s'il a des concurrents.

Il faut dire qu'il offre plus de possibilités que la simple lecture / Impression. Il autorise également la recherche de texte sur n'importe quel fichier de base, avec quelques critères simples.

Un second programme (sur Mac il s'appelle Acrobat Exchange) permet d'ajouter à un fichier .PDF des liens de type «Hyper Texte» entre pages d'un même fichier ou même entre différents fichiers.

On peut ainsi, un peu comme dans HyperCard, créer des boutons qui renvoient à d'autres informations. Il est également possible d'indexer les textes, les index s'affichant dans une seconde fenêtre à gauche de l'écran; de nombreux mode d'emploi sont ainsi faits.

Et si j'ajoute qu'Acrobat accepte les films QuickTime, vous comprendrez qu'il devient facilement un petit environnement Multimédia. Pour vous en convaincre il suffit de consulter les CD Roms joints à SVM Mac, dont les fichiers sont au format .PDF. Tous ces CD comportent, si besoin est, les programmes d'installation du lecteur et des softs QuickTime.

Un troisième programme (sur Mac «Acrobat Distiller») est plus spécialement destiné à la gestion des fichiers .PDF en réseaux. Il faut dire que Adobe s'est ingénié à ce que les fichiers Acrobat soient le plus compact possible, puisque les échanges entre machines différentes se font de plus en plus par modem. À titre d'exemple, la taille de mes fichiers .PDF faits sous ClarisWorks 4 est à peu près la moitié des originaux.

Peut-être viendra un jour le temps où le Phare-oueST sera diffusé sous la forme d'un fichier Acrobat... avec indexation des thèmes: le grand luxe! On n'en est pas encore là, mais il faut savoir que ça existe.
Et comme toute belle histoire se doit de finir ainsi, je terminerai ce conte en vous avouant que Mac et PC vécurent heureux et eurent de nombreux petits acrobates...

Gérard LEFRANC

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Pour tous ceux qui ont des problèmes d'écran


De passage chez Boulanger, il y a quelques temps, je me suis trouvé au rayon informatique en même temps qu'un gars qui y avait amené une bien curieuse machine, à laquelle il prétendait vouloir raccorder une imprimante.

Imaginez un boîtier plat, un peu plus long qu'un portable actuel, avec huit grosses touches, un pavé numérique sur le côté droit et au dessus quarante petits dominos sagement alignés sur un rang, surmontés d'un minuscule écran à cristaux liquides, comme sur une calculette.

Quoi d'autre? Une trappe pour mettre un accu, comme sur tout portable qui se respecte, et à l'arrière les habituelles prises série et parallèle.

Vous l'avez certainement deviné, le propriétaire de cet ordinateur hors du commun était un jeune aveugle, qui n'avait rien à cirer d'un écran, fut-il Trinitron...


Il m'a expliqué que son écran, c'était en fait la rangée de ces dominos dont je viens de vous parler, qui possédaient des picots pouvant venir en saillie et former des lettres en braille. L'écran à cristaux liquides n'avait aucune utilité pour lui sinon de permettre à une personne voyante de contrôler ce qu'affichait la rangée de braille.

Les signes Braille se composent normalement de 6 points (deux colonnes de 3) mais pour l'informatique on a rajouté deux points en bas de chaque signe, de façon à pouvoir exprimer les contrôles, options et autres particularités de nos machines. Ce qui explique les 8 touches du clavier braille et les 8 picots des «dominos» servant d'écran.

Un raccourci spécial permet à l'utilisateur de «vider» son écran.

J'ai eu droit à une petite démonstration. Son auteur, en virtuose, lisait parfois plus vite, d'un doigt, ce qu'affichait son ordinateur que moi sur l'écran à cristaux liquides, un peu poussif il est vrai.

Que peut-on faire avec un tel engin? Tout, en principe, car c'est un terminal qui peut être connecté à n'importe quel PC (le Mac attendra) et en exploiter les logiciels. Mais, comme me l'a avoué son propriétaire, se servir de Windows, même 95, avec cet engin relève du parcours du combattant!

En fait, lui se limite au traitement de texte, au tableur et à un peu de gestion de fichier. Un traitement de texte intégré à la machine, avec une mémoire non volatile de 500 K, lui donne une certaine autonomie. Il peut saisir ses cours en braille et les relire ensuite à la maison. Et l'imprimante lui permet de donner à ses profs «voyants» des devoirs qu'ils peuvent lire.

Mais sans rien voir d'autre du texte qu'une seule ligne de 40 caractères épelée avec le doigt, avec les seules fièches du pavé numérique pour se déplacer, il n'est pas toujours facile de se repérer, même en utilisant les fonctions de recherche du logiciel.

Notre jeune aveugle souhaiterait, maintenant, pouvoir se payer un scanner et un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR). La possibilité de pouvoir scanner des textes imprimés et les faire traduire en ASCII par sa machine lui ouvrirait des possibilités énormes.

N'importe quel texte ASCII entré dans son ordinateur est en effet immédiatement affiché en braille sur son écran et il existe sur PC des logiciels capables de lire ces textes, à voix haute et en français (un peu comme «Speech Manager» sous Mac, dont la version française se fait attendre).

Le revers de la médaille est qu'un petit joujou comme celui que j'ai vu, ça vaut les yeux de la tête (sans jeu de mot). Il a eu honte de m'avouer le prix exact, mais j'ai cru comprendre que cela était de l'ordre de 60 000 francs: 5 fois le prix d'un petit PowerMac ou d'un Pentium de base!
Des aides sont prévues et il était en train de se constituer un dossier, car elles sont loin d'être automatiques, ne peuvent concerner que du matériel dûment estampillé et restent limitées.

On comprend bien que la production de machines fabriquées en très faibles quantités, pour un marché très ciblé, entraîne des coûts particulièrement élevés. Mais quand on sait ce que peut coûter une handicapé à l'État, des aides à la production ne seraient-elles pas rentables? Il est vrai que ce genre de machine n'est, bien entendu, pas produit dans l'hexagone...

Alors vous tous qui pestez parfois contre des écrans trop petits, ou pas assez colorés, ayez la prochaine fois une petite pensée pour ce type qui prend son pied avec son ordinateur, au moins autant que vous, sans avoir jamais eu le plaisir de voir s'afficher ne serait-ce qu'une jolie petite bombe, sur l'écran de sa machine. Au fait, c'est comment une bombe en braille?

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B    O    M    B    E

Gérard LEFRANC

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L'incroyable Picosoft


Avec toutes les excuses du rédacteur, qui avait «oublié» ce papier sur le disque dur de son portable et le publie donc un peu tardivement. Mais, vieux motard que j'aimais.

Microsoft, la célèbre firme du non moins médiatisé Bill G. se paye un culot monstrueux!

Au fait qui est Microbill et sa société Gatesoft ? Hé bien un génie du bizenesse américain: on rachète un logiciel DOS (qui gère un ordinateur) à une société qui coule (leur programme fonctionne mal); on toilette un peu et on lance DOS pour les ordinateurs PC IBM. Début d'un succès qui se poursuit (vive Fenêtre 95 !).

Il y a des programmeurs de talents rapidement qui engendrent par exemple Excel (tableur) ou Word (traitement de texte) et font les doux yeux aux fous de chez Apple. Dave Small a pesté plus d'une fois contre les accès à des adresses interdites par ces chers programmes (très stables sous émulation Mac), mais il faut reconnaître que ce sont d'excellents programmes.

V'là t'y pas qu'y a du gaz entre Cam et Softbill à cause que l'aute Pomme fait aussi des programmes dont un intégré (les travaux de Claris) qui marche mieux que le leur. Et en plus v'la t'y pas qu'y change de processeur et qu'y donne la documentation à tou'l'monde. Bref, Billpasoft avec beaucoup, beaucoup de retard sort des mise à jour, fort chères et qui ne marchent pas bien.

Bilan des courses: des grands comptes obligés de passer sous pécé ou de perdre beaucoup de temps (donc des sous) avec la hot ligne («Mais Monsieur, on y est pour rien, vous n'aviez qu'à avoir un ordinateur politiquementsoft convenable!...Ou reprendre les anciennes versions. Non! on ne rembourse pas !»).

Patatras, devant la tempête de protestations on trouve dans la presse un zoli tableau noir où est écrit la «punition»: «Je ne commettrai plus de vilaines erreurs dans mes programmes pour Macintosh» avec une écriture assez vilaine. Tiens on reconnaît ses bourdes, mais fautes avouées ne sont qu'à moitié pardonnées. Surtout qu'un petit renvoi limite la reconnaissance aux dernières versions avec mise à jour de rêves.

Et pour effacer cette mauvaise impression, on trouve ailleurs le même tableau dans une autre publicité : «Je ne remettrai pas à demain ce que je peux faire aujourd'hui même». Et là c'est très fort: changement d'écriture (type instituteur 1 ) et, c'est le lecteur qui est détourné: c'est lui qui doit suivre cette leçon de morale et qui doit se dépêcher d'acheter à prix d'or les nouvelles remises à niveau (entre 109 et 688 francs) des précédents softs qui fonctionnaient mal!

Gonfié le gars, au lieu de banquer pour ses erreurs, c'est vous qui devez payer à sa place (on est prié de bêler). C'est un MégaGigaTerra(***) coup de pied au derrière du consommateur. On croirait un extrait des cours de la « World Compagnie » sur Canal+

(*) pico = minuscule soit un millionième de millionième
(**) micro = petit, représente un millionième
(***) grand, très grand et gigantesque

MicroSoft, MicoBill, PicoSoft, DOS, GateSoft, SoftBill sont propriéTaires de leur marque

Patrick

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Déprimante débranchée


Sur le dernier bulletin, j'enrageais de ne pouvoir utiliser ma belle Deskjet 850C. De dépit j'en aurais presque jeté mon Mac aux orties et, comme en météo, le temps change très vite. En informatique également.

Après un rapide déplacement chez Gérard et quelques pistes infructueuses, un espoir naît, sa StyleWriter sous Quick draw GX sort une page. Ouf ! premier point positif: le port imprimante du IIVX fonctionne, mais sur la HP, niet!
Après divers messages, presque par hasard «Bon sang mais c'est bien sûr» eh oui! la mémoire cache était insuffisante et surtout l'adressage n'était pas en 32 bits, donc la Deskjet se sentait un peu à l'étroit pour pouvoir s'épanouir pleinement et après quelques clics, le doux gazouillis de la machine se fit entendre. Pour moi c'était le printemps avant l'heure.
le Rameur

La morale de cette triste histoire, dont la fin rachète heureusement le début, c'est que le système du Mac est parfois plus vicieux qu'il n'en a l'air.

Tout comme son copain Windows (mais heureusement un peu moins) il traîne derrière lui un certain nombre de casseroles destinées à maintenir la compatibilité de toute la gamme des Macs, de l'antique Mac + aux plus récents modèles.

Le mode 24 bits est un de ces vestiges que seuls les musées (et le Spectre) ont encore à leur répertoire. En principe, tous les softs actuels acceptent (ou exigent même, comme le driver d'imprimante de notre malheureux Rameur) le mode 32 bits.
Et pour les quelques attardés (les Mac LC en étant le meilleur exemple) l'extension Mode32 d'Apple, qui est du Domaine Public, est chaudement recommandée.

le Rédacteur

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L'artisan et l'Informatique


Aujourd'hui une grosse entreprise serait paralysée si son système informatique tombait en panne. Essayez de faire une fiche de paye à la main avec toutes ces retenues, ces déductions, ces plafonds et maintenant le RDS. Alors comment imaginer le travail pour faire des centaines de fiches de paye.

Pour l'artisanat c'est un peu différent. Suivant la taille de l'entreprise une panne d'ordinateur n'a pas la même importance et le petit artisan que je suis serait certes gêné; mais la vie de mon entreprise ne serait pas en danger.

Depuis que les progrès considérables de la technique ont permis la diminution des coûts et des tailles des matériels (et ce n'est pas terminé) le micro ordinateur s'introduit chez les commerçants et les artisans aussi. Mais les tailles d'entreprises concernés sont très variées et les problèmes du petit artisan traditionnel, qui travaille seul avec son épouse et un apprenti (c'est mon cas) n'ont à priori rien de commun avec une entreprise 10 fois supérieure en personnel.

Pourtant tous ont le même souci d'efficacité dans leur gestion La connaissance précise et à jour des éléments que celle-ci permettra, plus que le fiair ou le tâtonnement, d'atteindre cette efficacité.

Essayons de voir sur quelques points essentiels comment l'ordinateur peut apporter rapidité et précision:

LE SUIVI DU PRIX DE VENTE

L'activité principale d'un artisan étant la vente de sa fabrication ou de son savoir faire. Même sans ordinateur chacun est bien amené, à un moment ou à un autre, à valoriser le coût des produits utilisés dans une fabrication.

CALCUL DU PRIX DE VENTE

Suivant la profession vous trouvez les Fournitures de produits ou matières premières par M2, la main d'uvre avec le temps moyen d'exécution, multipliée par le prix de revient de l'heure de MO.

À cela il faut ajouter les frais généraux, variables d'une entreprise à l'autre et vous obtenez un prix de vente, auquel il ne faut surtout pas oublier le bénéfice.

En bout de course, après tout ce parcours du combattant, vous avez un prix de vente HT indicatif. (merci Mr l'ordinateur)

LE DEVIS ET LA FACTURATION

Une simple observation permet de constater que les seuls éléments qui diffèrent d'un devis ou facture à l'autre sont (outre les désignations du client et du chantier) les quantités et éventuellement la remise. On peut alors aisément imaginer un programme de gestion qui mémorise ces données constantes (désignations et prix de vente M2 ou U).

La facture est alors établie après la seule entrée des quantités. Elle fait apparaître les prix unitaires et la TVA, mais aussi les prix de vente et la remise éventuelle.

Autre grosse part de l'informatique dans l'entreprise, la comptabilité.

La preuve est faite que l'outil informatique apporte un sacré confort à l'artisan et pourtant beaucoup de mes collègues sont encore réticents à cet outil (dans ma commune de Peillac, 1800 habitants, sur une vingtaine d'artisans, je suis le seul dans le «bâtiment» à jouer de la souris.
Au passage merci ! à Denis car dans sa caverne d'Ali-baba je crois avoir trouvé un programme qui fonctionne dans le même esprit de convivialité que mon Gescom sur Atari et j'en envisage sérieusement l'acquisition.

Ex- ou futur Rameur

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Produits de saison


Le Phare-oueST est en mesure de vous annoncer, de sources autorisées (comme le disait si bien le regretté Coluche) la sortie prochaine aux USA (et sans doute rapidement en Europe) d'un nouveau modèle d'ordinateurs Atari. Tout vient à point à qui sait attendre

Un prototype de cette bête de course, répondant actuellement au doux nom de code de «Piranha» (un bestiaux encore plus carnassier que le Lynx ou le Jaguar) et dont la fabrication serait confiée à IBM (comme celle de la Jaguar), a déjà été présenté, de façon tout à fait confidentielle, à un groupe de journaliste américains qui - je cite le magazine Byte - «en sont tombé sur le cul!».

Jugez-en vous même: trois microprocesseurs Risc, de type PPC 604, cadencés à 132 MHz et tournant en parallèle, donnent à cette machine une puissance à ce jour inégalée et qui pourra, dans un plus ou moins proche avenir, être encore augmentée par le remplacement pur et simple desdits processeurs, qui ne sont pas soudés sur la carte mère.

De plus, d'autre connecteurs d'extension (on parle de cinq) permettent l'ajout de nouveaux processeurs ou de coprocesseurs spécialisés. Bien entendu, tout comme le Falcon, le Piranha est équipé d'un processeur DSP particulièrement adapté au traitement du son et de l'image. Il s'agirait du DSP2, que l'on dit être 100 fois plus rapide que son ancêtre et autoriser le «direct to disk» avec une qualité sonore époustouflante.

Pour faire tourner tout ce beau monde, il fallait bien entendu disposer d'un système d'exploitation qui soit à la hauteur de la tâche. Les programmeurs d'Atari se sont, une fois de plus, montrés à la hauteur en ré-écrivant entièrement le TOS, en mode natif, qui est devenu un vrai muti-tâches et fonctionnant, d'origine, en réseaux. Il est vrai que ce système, malgré son optimisation, occupe à lui seul 64 mégas de Rom

On murmure que certains développeurs allemands ne seraient pas étrangers à ce miracle d'écriture. Suivez mon regard

Fidèle à sa politique d'intégration, Atari fournit d'origine tous les outils nécessaires à la connexion à Internet qui seront inclus, d'origine, dans le TOS et la machine disposera en standard d'un modem-fax interne V32bis extensible à 64 lorsque l'état des réseaux le permettra. Un utilitaire présent en Rom permettra, grâce au DSP 2, la visioconférence en 32 images/seconde, un million de couleurs et son numérique HiFi.

Le Piranha serait, de plus, conforme aux normes CHRP; ce qui l'autoriserait en principe à tourner sous différents systèmes d'exploitation qui (et c'est là que le travail d'Atari confine au miracle) pourraient cohabiter sans qu'il soit nécessaire de relancer l'ordinateur. D'ores et déjà les happy fews qui ont pu voir le prototype l'on vu tourner sous WindowNT, Mac OS, OS2, NextStep, Unix et ProDos. On annonce que la nouvelle version de Windows 96 passera également sans en encombre.

Cet ordinateur à tout faire se déclinera en deux versions: un modèle de bureau, sous forme de tour et un modèle portable qui, pour illustrer son nom, sera étanche jusqu'à 30 mètres de fond (!) et dont l'autonomie serait, au bas mot, de 3 semaines grâce à l'utilisation de tous nouveaux accus au plutonium. Un système particulier (qui s'apparente à des branchies) devrait même autoriser leur recharge naturelle, en plongée, par extraction de l'oxygène de l'eau. Un styliste italien a déjà proposé un aquarium spécialement conçu pour abriter votre Piranha portable dans un environnement agréable: AfterDark s'échappant de l'écran, en quelque sorte.

Les deux machines ne se distingueront que par l'encombrement car, pour le reste, elles disposeront, outre d'un bus PCI (6 connecteurs pour la tour, un seul pour le portable) des mêmes entrées/sorties: prises souris et joystick infrarouges, prises son HiFi, 4 ports série à grand débit, 2 ports parallèles, bien entendu les ports Midi (Atari a toujours eu un faible pour les musicos), un port SCSI 3 à très grande vitesse, deux ports PCMIA format «carte de crédit» et une prise pour cafetière électrique.

Abandonnant carrément le lecteur de disquette, jugé obsolète (mais qui pourra être fourni en externe), le Piranha intégrera un lecteur-graveur de CD Rom (le TOS incluant toutes les routines nécessaires) ainsi qu'un disque dur au format 2 pouces 1/2 d'une capacité de 3 gigas, rien que ça. Les deux modèles seront livrés avec écran 21 pouces, celui du portable étant repliable selon un procédé inédit.

Fidèle à sa devise «Power without price» Atari envisage la commercialisation du Piranha à moins de $ 1000 aux USA.
Votre poissonnier

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