Phare oueST

numéro 45

Sommaire

Compte rendu rapide de l'AG
Le Phare-oueST: la crise
Oh, les zolies couleurs
La petite bouffe
Le matériel du club
Labourage

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Compte-rendu rapide de l'Assemblée Générale

Plutôt qu'un long discours


·
Rythme des réunion sur la base d'une par mois, tant à Mélesse qu'à Saint Brieuc.

· Reconduction dans leur fonction des membres du bureau.

· Reconduction du rédacteur en chef du PhareOueST qui réclame toujours des articles.
(tout le monde a forcément quelque chose à dire)

· Une avance de trésorerie de 1000 francs est prévue pour les frais du PhareOueST.

·
Cotisations annuelles reconduites à hauteur de :
- 150 francs pour les adultes.
- 75 francs pour les jeunes et les personnes à la recherche d'un emploi.

· Achats prévus :
- un disque dur de 1 Gigaoctets SCSI
- une carte SCSI pour PC
soit investissement de 2500 francs environ le but étant de pouvoir faire faire par tout à chacun de la gravure de CDROM (photos , logiciels originaux...).

·
Il y aura affichage au cours des réunions du bilan financier quand il nous parviendra 1 .

· Participation du Club à la préparation du Carnaval de la Bohuonnais (Mélesse) = faire deux affiches.

· Le principe d'un repas du Club un samedi midi de novembre, à Saint Brieuc, est retenu.

Remarque : si vous ne voulez pas que le club meurt faites de la publicité pour lui !

Le Président
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Le Phare-oueST: la crise


Si vous l'avez conservé, vous pouvez vérifier que le dernier numéro du Phare-oueST est daté de septembre 1996! Eh oui. Depuis cette date, plus rien n'est arrivé à la rédaction. Quelques promesses de principe, mais pas le plus petit début d'article, si ce n'est ceux de Patrick, qui figurent dans ce bulletin.

Manifestement, personne n'a plus rien à dire. Cela paraît d'autant plus surprenant que vous êtes intarissables à chaque séance du Club et que les bavardages se poursuivent parfois fort longtemps après que le matériel ait regagné les autos.

Peut-être, le nombre des adhérents étant en constante diminution depuis plusieurs années, sommes nous assez directement en relation, les uns et les autres, pour que la communication écrite devienne inutile. C'est fort possible mais je ne suis pas certain que l'information passe toujours bien, surtout entre Mélesse et Saint-Brieuc.

L'utilité du Phare-oueST, cependant, se vérifie toujours. Il n'est qu'à compter le nombre d'absents aux réunions, faute d'un rappel régulier du calendrier de nos activités.

À ce propos, notez encore une fois sur vos agendas que les prochaines réunions auront lieu:

À MÉLESSE:

Le samedi à partir de 14 heures 30, à la mairie:

15 février - 15 mars - 12 avril - 10 mai - 7 juin - 28 juin

À SAINT-BRIEUC
:

Le vendredi soir à partir de 19 heures 30 à l'École de Musique (centre Charner)

7 mars - 4 avril - 16 mai - 20 juin

Cela étant, le rédacteur se refuse de continuer à faire ce bulletin tout seul; non pas que je n'ai rien à dire (vous savez bien, au contraire, que je suis un intarissable bavard) mais parce qu'écrire dans le Phare-oueST doit être un besoin et un plaisir et non pas une obligation.

Tant qu'aucun d'entre vous (moi compris) ne se sentira par conséquent pas l'envie de faire paraître son petit article, le Phare-oueST ne sortira pas et ce sera bien dommage.

Le rédacteur
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Oh ! Les Zolies couleurs !


Récemment, un test d'un de nos canards informatique faisait le tour des « petits » logiciels de retouche d'image. Il sortait de ce lot Color Station (LePixel) et Color It! (MicroFrontier). On connaît ce genre d'article : bien souvent il n'y a eu de test que les exemples donnés avec le logiciel et la lecture du dossier de presse.

Pour en avoir le cur net j'ai repris ces deux logiciels (version démo) et les ai placé dans mes conditions habituelles de travail; à savoir : numérisation d'images, leur retouche (contraste, netteté, modification de détails,etc ...), l'incorporation de textes et le passage en noir et blanc pour impression pour créer un original qui doit supporter le photocopiage.

Color Station (maintenant nommé PhotoFix depuis son rachat par les étatsuniens) m'a semblé d'emblée lent sur la plupart des fonctions, mais je ne possède qu'un vieux «68040», et ses recorrections plutôt brutales doublées d'une grande pauvreté au niveau des filtres proposés en standard (il accepte quand même ceux de Photoshop).

Quant à l'impression il y a là quelques bonnes idées comme celle des imagettes qui font varier contraste, luminosité et dominantes couleur. Vous faites un test rapide puis vous n'avez plus qu'à donner votre BAT (bon à tirer) sur ce qui semble être le meilleur rendu, bref le calibrage du pauvre mais qui est très pratique. À noter aussi une optimisation en vue du photocopiage (High Print Quality) en noir et blanc. Bref c'est plutôt mitigé, surtout si l'on a déjà tâté à Photoshop !!!

Color It! déjà est plus confortable en rapidité, en richesse de filtres qui possèdent, pour la grande majorité, la même souplesse que dans Photoshop grâce à leurs paramétrages, certains même se réalisent plus vite. Toujours à propos des filtres, ceux-ci s'appliquent aussi aux images en couleurs indexées, ce que ne sait pas faire Photoshop.

Il y a encore trois palettes d'outils selon que l'on fasse de la retouche, du dessin ou des opérations de masquage. Elles sont, de plus, reconfigurables. Il est vrai que dessiner ne serait-ce qu'un cercle avec Photoshop tient de la gageure, alors qu'ici point de problème.

L'impression est satisfaisante en couleur. Le passage en noir et blanc (bit map) peut se faire de plusieurs manière avec des algorithmes de nuage de points efficaces. Mais on peut conserver son image en couleur et utiliser une option de l'impression qui est optimisée pour créer avec votre imprimante des trames de points (trame stochastiques) efficaces. Autre option le cadrage imprimante manquant toujours à l'appel chez Adobe.

Bilan assez positif si je rajoute que pour 5 fois moins cher que Photoshop vous réalisez à peu près les mêmes choses y compris la séparation pour les imprimeurs (je ne l'ai pas testée), cela en consommant moins de mémoire (le logiciel se charge très vite), en prime il accepte tous les filtres de Photoshop en plug-in et surtout il y a PLUSIEURS niveaux d'annulation !.
Tout n'est pas rose car par exemple certaines opérations sont lentes (dans un sens seulement ?) quand votre écran se déplace avec un outil en action. D'autre part la précision de certains outils est incertaine à certains grossissements, défauts d'une version datant de fin 94. Le format JPEG et photo CD n'est pas reconnu, là c'est la plus grosse des lacunes.

Donc si vous ne voulez pas investir trop dans la retouche d'images mais avoir un outil sérieux et rapide, même sur les petites configurations, je ne saurais que vous conseiller Color It! de chez MicroFrontier même si ce logiciel est moins souvent dans les étals des revendeurs.

Patrick THOMAS

sans oublier l'incontournable Graphic Converter (qui en est à sa version 2.6) dont les fonctions de retouche sont des plus puissantes, qui reconnaît les filtres de Photoshop et, ce n'est pas un de ses moindre attraits au contraire, est un contribuciel (autrement dit, et en français courant, un shareware).

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La petite bouffe


Ça remonte déjà au mois de novembre, mais ça n'a pas été triste.

D'ailleurs, ya pas photo, comme vous pouvez le constater. Voilà une tradition qu'il faudra conserver coûte que coûte.

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Le matériel du Club


Certains semblent l'ignorer, mais le Club est propriétaire d'un certain nombre de choses, mises à la disposition des adhérents (à jour de leur cotisation, bien sûr) et qui peuvent rendre pas mal de service.

Passons sur les obsolescences (à moins que certains nostalgiques...) que sont les logiciels Atari originaux et la carte d'acquisition sonore, également pour Atari. Mais nous avons également un appareil de photo numérique QuickTake 150 (avec les logiciels Mac et Windows) et un disque dur SCSI de 1 giga octets, avec une interface Parallèle/SCSI à l'intention des PC.

Même si lors de la dernière réunion le PC de Jean-Pierre n'a jamais voulu reconnaître le disque et que le paramétrage de la carte, sur celui d'Albert, a été héroïque (Plug and Pray, comme on dit à propos de Windows 95!).

On vous tiendra au courant.
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Labourage


Une vague, que dis-je, un raz de marée, est arrivé sur le club ces derniers temps avec l'achat, par certains d'entre-nous, de graveurs de CD qui sont actuellement, si mes comptes sont exacts, au nombre de cinq (3 sur des Macs et 2 sur des PC).

Autrement dit et si vous avez quoi que ce soit à faire reporter sur un CD, vous n'avez que l'embarras du choix. D'autant plus qu'avec le nouveau disque dur du Club et dans la mesure où les PC arriveront à s'en servir (???), la préparation de la chose ne pose plus guère de problèmes.

Encore faut-il savoir comment préparer son disque.

Voyons ensemble des divers cas de figure et les petits trucs à savoir.

En premier lieu, il ne faut jamais oublier que les opérations de gravage doivent se faire sans la moindre interruption, même minime; ce qui suppose que le débit de transfert entre le disque dur et le graveur doit rester rapide et constant (même si de mémoires tampon arrivent à absorber les petits écarts de ce débit). Que le transfert des données ne suive plus et le gravage s'interrompt: le CD en cours de préparation est fichu, irrécupérable et bon pour la poubelle (à la rigueur, on peut s'en servir pour faire un beau disque d'or destiné à épater les copines...).

Pour être sûr que le débit de transfert soit correct, et bien que certains logiciels de gravage arrivent à le faire «à la volée», il est impératif que le disque dur à recopier soit parfaitement défragmenté.

Concernant l'organisation du CD proprement dit, il faut savoir qu'il existe un certain nombre de formats de CD, tous reconnus en principe par les lecteurs du commerce mais qui ont des particularités bien définies.

· Le format ISO 9660:
Le plus standard et aussi le plus simple. Rien de plus facile à préparer. Il suffit de mettre sur le disque dur les fichiers et dossiers (répertoires pour le PC) que l'on veut graver, à concurrence de 650 mégas maxi et c'est tout. On déverse le tout dans le logiciel de gravage et on le retrouvera en vrac sur le CD. C'est un peu sommaire mais c'est exploitable par n'importe quelle machine (y compris les Atari...).

· Le format HFS:
Il est réservé aux Macs. Il reproduit exactement l'organisation d'un disque dur Mac, avec ses icônes, son bureau et tout et tout. En contrepartie, un CD au format HFS est illisible par toute autre machine.

On notera au passage qu'un CD qui serait l'image exacte d'un disque dur PC ne sera reconnu par aucun PC; c'est atroce, mais c'est comme ça.

Pour préparer un CD au format HFS, le mieux est de disposer d'un logiciel comme ToastPro, qui permet de créer sur un disque dur une pseudo partition (qui fait 650 Mégas par défaut mais peut être dimensionnée à volonté), que l'on fait monter et dans laquelle ont recopie les fichiers à graver. Le CD obtenu sera l'image exacte de cette pseudo-partition, avec ses icônes, sa disposition de bureau etc...

Il est prudent de tout bien tester au préalable, d'ouvrir par exemple chaque fenêtre pour vérifier qu'elle s'affiche au bon endroit et dans la dimension voulue car une fois gravé rien ne pourra plus être modifié. Il est également prudent de s'assurer que tous les alias sont bien rattachés à quelque chose et que s'il y en a qui doivent être placés sur le bureau, ils y soient déjà sur le disque dur.

· Les formats mixtes:
Ils sont à la fois ISO 9660 et HFS. Leur intérêt est de pouvoir être lus aussi bien sur un PC (ou un Atari) que sur un Mac mais, lorsqu'ils sont lus par un Mac, d'afficher le bureau et les icônes du Mac avec la disposition voulue.

On peut les faire de différentes manières.

- Soit la totalité du CD est mixte. Tous les fichiers seront visibles et leur affichage sur un Mac sera celui du disque dur.

- Soit le CD comporte une partie HFS, une partie ISO et une partie commune. Dans ce cas, seule la partie Mac s'affichera sur les Macs, et seule la partie ISO sera affichée par les CD. La partie mixte sera affichée par les deux machines.

La préparation du disque, qui ne peut se faire que sur un Mac bien entendu, passera encore par la création d'une pseudo-partition dont on organisera l'affichage de telle façon que, par exemple, seuls les fichiers nécessaires au Mac seront visibles.

· Le format Audio:
Là, c'est plus compliqué. Les systèmes d'exploitation des ordinateurs (aussi bien MacOS que Windows) ne savent pas copier de pistes audio. Ils savent seulement les faire entendre.

Si donc vous voulez graver un CD audio (par exemple pour recopier une bande ou une cassette de magnétophone, ou encore faire une compilation à partir de plusieurs CD) il va être nécessaire, dans un premier temps, de récupérer sur le disque dur les fichiers audio, soit par numérisation directe au moyen d'un logiciel tel que Sound Edit 16, soit par le biais d'un logiciel comme CD copy.

Le format de fichier audio propre à être gravé sera obligatoirement AIFF ou Sound Designer 2. L'échantillonnage sera, tout aussi obligatoirement, en 44,1 Méga Hertz et 16 bits (de préférence en stéréo, mais ce n'est pas obligatoire). Au gravage, il faudra préciser l'ordre dans lequel les fichiers doivent être joués.

Un CD audio peut contenir 74 minutes d'enregistrement ce qui correspond assez précisément à 740 méga octets. La taille des fichiers donne donc une indication assez exacte sur leur durée.

· Le format ISO avec pistes audio:
Un bel exemple en est le jeu Tomb Raider. Il y a sur le même CD et dans la même session, une piste ISO 9660 et des pistes audio.

La copie d'un tel CD n'est possible qu'avec un logiciel, comme CD Copy, qui est capable de récupérer la piste ISO (sous forme d'une image-disque) et les pistes audio au format Sound Designer 2.

Pour le gravage, on fera «monter» l'image-disque ISO et on demandera au logiciel d'y «ajouter» les pistes audio.

· Le format XA:
C'est un variante du précédent. Il comporte également plusieurs pistes dans une, ou plusieurs sessions. Ce format n'est guère utilisé que par Kodak pour ses photos CD.

Malheureusement, si les logiciels de gravage savent parfaitement graver des CD au format XA (uniquement avec des graveurs Philips, en ce qui concerne les photos CD), le format de photos CD n'est accessible qu'à partir d'un logiciel spécialisé, propriété exclusive de Kodak et de Philips.

Si donc vous souhaitez graver un CD photos, par exemple pour faire une compilation de vos clichés préférés, l'achat de ce logiciel (assez onéreux) s'impose. Personne au Club ne l'a vu jusqu'à présent, ce qui m'interdit de vous en dire plus.

· Le format Vidéo CD:
Pour mémoire, car les lecteurs de CD vidéo MPEG ne courent pas les rues pour le moment!

Sachez toutefois que si vous souhaitez faire la copie d'un tel CD, les logiciels CD copy (pour en faire un disque -image) et Toast Pro (pour le gravage) sont prévus pour cela.

La création d'un CD vidéo suppose, quant à elle, l'utilisation d'un logiciel tel que ASTARTE M.Pack pour la conversion des fichiers vidéo au format idoine.

La copie pure et simple
(et en principe interdite...)
Cela c'était pour la préparation d'un CD à faire soi-même mais il est également envisageable de faire une copie conforme d'un CD existant, sans avoir à le préparer.

Cela n'est possible que dans la mesure où le CD original (bien entendu, il ne s'agit pas d'un CD du commerce!) ne comporte pas de piste audio (auquel cas il faudrait procéder comme ci-dessus). Sinon, il y a deux possibilités:

- si l'on a une interface SCSI et que l'on dispose en plus du graveur d'un lecteur de CD de vitesse au moins deux fois celle du graveur (exemple lecteur 4x et graveur 2x), un logiciel comme Toast Pro autorise une copie directe via le SCSI. C'est simple, relativement rapide, et très fiable.
- dans le cas contraire, on fera sur le disque dur une image physique du CD à copier (avec un logiciel comme CD copy ou Toast Pro) et c'est cette image qui sera gravée.

On trouve certains CD qui ont une capacité supérieure aux 650 mégas qui peuvent être gravés sur un CDR (CD enregistrable) du commerce. J'ai par exemple eu en main il y a peu un CD importé des USA qui faisait plus de 670 mégas! Dans ce cas, la copie est impossible, sauf à ne recopier que les fichiers qui peuvent tenir sur un CD normal; si cela peut servir à quelque chose.

Les CD multi-sessions
Ah, autre chose. Le système Mac autorise la lecture de CD comportant plusieurs sessions. Ils se comportent comme plusieurs CD indépendants (un peu comme un disque dur partitionné).

Cette particularité du système Mac est bien utile car elle permet de regrouper sur un même CD (au prix d'une légère diminution de sa capacité) le contenu de plusieurs CD (certains CD du commerce sont très loin d'être pleins!) ou encore de faire de l'archivage par étapes; car rien n'oblige à graver toutes les sessions d'un CD le même jour.

Mais attention, Windows n'est pas prévu pour lire les CD multi-sessions. Lorsqu'un tel CD est donné en pâture à un PC, seule la dernière session gravée sera reconnue. Les sessions précédentes, bien que physiquement présentes sur le disque, seront totalement ignorées.

Selon un spécialiste du Club, il arrive toutefois que certains PC équipés d'une carte SCSI particulièrement performante arrivent à détecter la présence de plusieurs sessions sur un CD et à les faire monter. Mais si vous n'êtes pas certain d'y arriver, il vaut mieux ne pas tenter le diable.

Tous les Macs équipés d'un système égal ou supérieur au 7.5.3 reconnaissent en principe tout seul les sessions multiples. Pour les autres, il suffit de glisser dans le dossier système le tableau de bord Multisession Mounter et le problème est résolu. Peut-être existe t'il un utilitaire de ce genre sous Windows. Il serait bien intéressant de le savoir, pour que nos pauvres collèges travaillant sur PC ne se sentent pas trop pénalisés.

Cela étant, les comparaisons qui ont pu être faites au Club, lors de nos réunions ont prouvé, à l'évidence, que les logiciels de gravage Mac (et en particulier Toast Pro) étaient infiniment plus agréables à utiliser et un tantinet plus performants que leurs homologues Windows; du moins ceux que possèdent les PCistes du Club.

Bons gravages, donc.

Gérard Lefranc
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