Phare oueST

numéro 49

Sommaire:

En revenant d'la Foire
MacOS 8
Un bon fournisseur internet
ClarisWorks 5 Office
Ne plantez plus
Nouvelles du Club

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En revenant d'la Foire


Pour le vingtième anniversaire d'Apple, le club s'était déplacé en masse à l'Apple Expo (au grand désespoir de notre Président, qui a dû annuler l'AG de Mélesse, faute d'avoir vu venir ses ouailles: 2 au début et 3 à la fin...).

Et ça valait le déplacement, vous pouvez me croire, même si cette année les bacs à pomme étaient tellement peu nombreux et si bien relégués tout au fond de l'expo, dans un coin sombre, qu'on se demande si on les reverra l'an prochain. Apple aurait-il peur qu'on ne le prenne plus au sérieux?

En tous cas, ça ne semblait pas être l'état d'esprit des visiteurs: jeans et tee-shirts de rigueur, et même pas mal de shorts... mais il faisait si chaud en cette belle fin d'été.

J'y ai passé presque deux jours. Énormément de monde le samedi, beaucoup moins le dimanche matin, sans doute à cause du beau soleil.

Mais passons à la description.
Un gag à l'entrée: un panneau indiquant «APPLE 7.2». Non, ce n'est pas la version du nouveau système, mais celui du hall d'exposition...
Première impression: un super-marché du Mac. Il n'y avait qu'à voir les caddies, lourdement chargés de cartons, descendre (périlleusement) les escaliers de l'expo, en file ininterrompue, pour se convaincre que les vendeurs n'ont pas perdu leur temps cette semaine.

Il faut dire qu'ils étaient tous là, en masse, stratégiquement bien placés, avec des promotions comme je n'en avais encore jamais vues à Apple Expo.

Certains domaines étaient carrément écrasés, en particulier les graveurs de CD (30% moins chers que sur les derniers catalogues) et les CD R pour aller avec (en moyenne à 15,00 francs le samedi et 14,50 le dimanche).

Soldes également sur nombre d'unités centrales, surtout les premiers modèles, tant chez Apple que chez les clôneurs (en particulier les Apus). Des prix incroyables. Et je suppose que ceux qui ont eu le courage d'attendre la fermeture du salon, dimanche après-midi, ont dû faire des affaires en or car dans ce genre d'expos, c'est bien connu, on ne remporte rien, ou presque, qui soit un peu volumineux.

Le stand le plus impressionnant était celui d'IC, qui formait plusieurs «rues» autour d'un libre-service dans lequel, malgré sa bonne taille, il fallait faire la queue pour entrer. Mais les autres VPC n'étaient pas mal non plus et, s'il n'y avait pratiquement pas de concurrence en ce qui concerne les prix (j'ai même vu un gars d'Oryx téléphoner à IC pour savoir le prix d'un soft...) il y avait, de ci, de là, quelques promotions bien tentantes.

Dur pour le portefeuille.

Au milieu du salon, sur une très vaste surface ovale, entourant une grande salle de projection (destinée à la présentation de l'OS 8), le stand Apple paraissait un peu disproportionné et vide, par rapport à ce qui l'entourait. Il faut dire que c'est le seul stand qui ne vendait rien et que, par ailleurs, il ne faisait absolument aucune mention à Rapsodie; qui aurait pourtant passionné bien des visiteurs.

Deux malheureux et magnifiques Macs du 20ème anniversaire, furieusement désign, affichaient sur leurs splendides écrans à matrice active... la 6 en continu. Ne serait-ce rien d'autre que des télés de luxe?

À proximité, le stand Claris vous affichait un dynamisme autrement plus convainquant. Deux présentateurs, à la voix cassée d'avoir trop parlé, faisaient démonstration sans relâche, l'un à droite, l'autre à gauche, du nouveau ClarisWorks 5 (pardon, de Claris Office) et du futur FileMaker 4 (il faudra attendre octobre pour bénéficier de cette petite merveille). Tout cela devant des rangées de spectateurs béats, avec à la main une cannette de coca (mais estampillée Claris), objet de collection s'il en est.

Pour le reste, des stands regroupés par genres d'activités (clôneurs, multimédia, internet, graphisme et PAO, architecture, musique, réseaux et communications etc...) et, relégué dans le fonds (près des pommes) le stand Microsoft, un peu terne et tristounet et qui manifestement ne faisait pas le plein.

Le pauvre Bill restera-t-il toujours les mal aimé des Apple Maniacs?

Triste également, le stand d'Insignia (pour mémoire SoftWindows et le futur RealPC) où une mignonne hôtesse et un aimable démonstrateur, mais ne parlant qu'anglais, se morfondaient devant deux boîtes... vides. Les logiciels n'avaient pas été livrés! Y en a qui vont se faire taper sur les doigts chez Insignia; je sens ça.

Un bel atroupement, par contre, autour du sand de BeOS dont les démos étaient époustoufflantes et qui distribuait gratuitement son système et à prix ridiculement bas plusieurs CD de logiciels: traitement de texte, tableur, PAO, dessin bitmap et vectoriel, retouche, multimédia, tous plus convaincants les uns que les autres.

Autre chose: de la photo numérique partout. Une véritable explosion. Un choix d'appareils très varié et surtout, de plus en plus pros, de moins en moins chers. Et des imprimantes à jet d'encre donnant des résultats plus que convaincants. René et moi, on s'est fait tirer le portait, chez Epson, immédiatement imprimé sur une Stylus Pro, brute et sans la moindre retouche. Il faut une loupe pour savoir que ce n'est pas une photographie traditionnelle (et encore...).

Chez Agfa, ils allaient même jusqu'à prêter des appareils, pour une durée de deux heures, et imprimer vos souvenirs du salon!

Que vous dire d'autre? Qu'on était fourbu en sortant, délesté de toutes nos petites économies, mais heureux. J'ai même acheté des lunettes spéciales informatique. Le vendeur n'en revenait pas. Il était venu sans grand espoir et ça partait comme des petits pains. Dés qu'il réussissait à faire chausser un de ses bésicles à quelqu'un, c'était vendu. Il faut dire que le confort visuel était immédiat. Depuis, je ne les quitte plus.

Vivement le prochain salon mais, s'il y a une WinExpo, j'espère que les copains nous feront aussi un bel article pour le Phare-oueST.


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MacOS 8


Tout chaud d'Apple Expo, voici le fameux MacOS 8 testé pour vous (et ça peut même intéresser les Wintels).

Ça s'installe sans problème (moins en tous cas que pour Windows), à partir du CD servant de disque de démarrage et même (je l'ai fait pour mon portable, qui ne peut booter sur mon CD externe, un peu trop exotique bien que portant la petite pomme) en démarrant sur le disque dur avec les seules extensions du système 7.

L'installation, très semblable à celle du 7.6, est assez longue mais entièrement automatique, une fois que l'on a choisi ce qu'on veut installer. Ces choix étant bien expliqués et documentés par le programme d'installation, pas de problème. Et on peut toujours, si on change d'avis, faire des installations complémentaires plus tard.

On peut créer un système neuf à côté de l'ancien (c'est ce que j'ai fait pour le Mac 7600) ou bien, par défaut, écraser l'ancien système (ce qui a été mon choix pour le portable).

Une fois le système en place, le mac redémarre et vous pose un certain nombre de questions, toutes plus indiscrètes les unes que les autres (du genre «votre nom» ou «quelle est, dans cette liste, la ville la plus proche de votre domicile» ou encore «êtes-vous à l'heure d'été en ce moment»). Il semble que ça pourrait servir mais à qui?

Il ne reste plus, s'il s'agit d'un système neuf, qu'à ré-installer vos extensions, petits utilitaires chéris et les préférences de vos programmes favoris. S'il s'agit d'une mise à jour, c'est déjà fait tout seul.

Et là, ça se gâte; car MacOS 8 est beaucoup moins réceptif que son grand frère OS 7. Il y a des softs qui ne supportent pas la copie pure et simple de leurs préférences et qu'il faut installer à nouveau.

Je cite par exemple Wanadoo ou encore l'appareil QuickTake (qui exige d'être installé à partir des disquettes originales car avec un CD ou même des images-disques, ça ne marche pas). Pour les logiciels de Microsoft, ça va sans dire...

Mais il y a aussi des trucs dont Mac OS 8 ne veut plus et qu'il désactive d'ailleurs souvent de lui-même s'ils sont présents. Il ne faut pas le brusquer et tenter de les lui imposer de force, sinon il se venge par un beau plantage suivi d'un message d'erreur 41. Je ne sais pas exactement à quoi ça correspond mais si vous avez une erreur 41 votre Finder est carrément foutu: le Mac ne démarre plus, même sans les extensions. Il ne reste plus qu'à ré-installer tout le système ou bien (ce que j'ai découvert à la deuxième erreur 41) à booter sur le CD et recopier le Finder du CD à la place de celui du disque dur; ce qui est tout de même un peu plus simple.

Pour votre gouverne, j'ai obtenu le 41, la première fois après avoir tenté d'installer DisqueDoubler et la deuxième après avoir tenté de me servir de BeHierarchic, qui a parfaitement fonctionné jusqu'à ce que je lance un fichier à partir du menu pomme.

C'est d'autant plus regrettable que (j'en connais qui vont pousser des cris d'horreur) notre cher PopupFolder ne fonctionne plus avec MacOS 8. Et pour le moment, rien n'indique qu'une nouvelle version soit prête à sortir (le site internet de l'éditeur est muet sur ce point).
Advienne que pourra.
Il ne reste plus que le vieux menu pomme à être hiérarchique. C'est peu et beaucoup à la fois car rien ne vous empêche d'y placer une alias de votre disque dur, qui devient ainsi un gigantesque popup menu. Si ça fait trop, on peut toujours se limiter à quelques alias des dossiers les plus utilisés. Quand c'est bien organisé, ça vaut presque PopupFolder.

Le beau shareware FinderPop arrive presque à faire oublier PopupFolder. Il utilise mes menus contextuels du système 8 auxquels il rajoute des fonctions très proches de celles de PopupFolder. Ainsi le simple fait de maintenir un clic sur un dossier ouvre un menu contextuel avec l'option «contenu», qui fonctionne comme PopupFolder. Ouf!

Il y a aussi - j'allais l'oublier - le «clic-et-demi» qui ouvre et referme les fenêtres des dossiers au fur et mesure que l'on descend dans l'arborescence. C'est un peu déroutant au début et assez poussif il faut bien le dire, mais en fin de comptes plutôt efficace. Dommage que la dernière fenêtre ouverte ne se referme pas automatiquement après usage, comme le fait si bien PopupFolder.

Un autre truc très pratique, pour les dossiers que l'on doit ouvrir souvent: toute fenêtre draguée en bas de l'écran devient un onglet. On clique l'onglet et la fenêtre s'ouvre, une fois le fichier ou le programme lancé, la fenêtre se referme seule. On peut même simplifier encore plus en choisissant pour ces fenêtres à onglet un affichage par boutons, au lieu des classiques icônes. Un simple clic suffit alors.

Sans doute un peu plus grave: les versions 2.x et même la 3.5 de Norton ne sont pas acceptées non plus. La version 3.5.1 est obligatoire. Il va falloir ré-investir. Symantec a sorti en catastrophe un patch pour passer de 3.5 à 3.5.1. Ce patch ne fonctionne toutefois pas lorsque Norton a été installé à partir de disquettes: un nouveau patch vient de sortir pour ce cas de figure: demandez-le au Club.

À défaut, il y a avec le système un S.O.S. Disque qui fait pratiquement la même chose que le Disk Doctor de Norton, et aussi bien. Mais il ne peut réparer le disque de démarrage (il ne fait que le vérifier). Il faut donc lancer S.O.S. Disque en bootant sur la disquette utilitaires du système. Pas très pratique.

SpeedDoubler continue à speeder et ne semble pas gêner OS 8, mais sa fonction de copie est désactivée automatiquement. J'avoue que j'appréciais beaucoup sa «copie intelligente» qui ne copiait (très rapidement) que les fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde. Mais on peut certainement compter sur Connectix pour une rapide mise à jour.

Voilà pour le mauvais côté des choses et, finalement, c'est bien peu et très marginal car, pour le reste, il n'y a pas à hésiter. Si vous avez un PowerMac (ou même un Mac à base de 68040, sauf ceux équipés d'une carte PPC), MacOS 8 s'impose.

Non seulement il est plus beau qu'OS 7 (même agrémenté par Aaron) mais il est très, très rapide. En effet, le Finder a enfin été entièrement ré-écrit en mode natif. Et ça saute aux yeux dés qu'on s'en sert.
Les logiciels ne tournent pas plus vite mais tout ce qui relève du Finder est accéléré dans des proportions incroyables. Autrement dit:

· les rafraîchissements et défilement des écrans (et donc l'affichage des lettres d'un traitement de texte, ou le défilement des images),
· les ouvertures et fermetures des fenêtres,
· les copies de fichiers (surtout les copies de fichiers),
· les accès aux menus (qui ont adopté le comportement des menus de Windows: ils restent ouverts jusqu'à ce que l'on clique à nouveau);

Tout cela est bien plus rapide, dans n'importe quel programme. Et ça donne une impression de fluidité très agréable qui ferait presque croire que l'on a changé de machine.

Le reste est un peu anecdotique. Les fameux menus contextuels (autre emprunt à Windows), obtenus par Ctrl-clic, ne sont guère accessibles que sur le Bureau et Photoshop 4 (il y a sans doute d'autres softs qui les utilisent, mais je n'en ai pas trouvés), en attendant que les développeurs de logiciels s'en soucient. J'ai fait pas mal de tests: même ClarisWorks 5 n'en a pas, et MS Office non plus). Patience, ça viendra. Il faut bien que les éditeurs trouvent quelque chose de nouveau à vendre!

Le reste, vous le trouverez dans vos revues préférées. C'est surtout du domaine cosmétique, mais ça peut faire plaisir. Le multitâches du Finder fonctionne à merveille (mais SpeedDoubler nous y avait déjà habitué depuis longtemps). Et ça semble très stable: depuis les deux plantages d'installation (erreurs 41) je n'ai pas eu à déplorer la moindre bombe (sauf du fait d'une vieille disquette illisible; ce qui serait sans doute arrivé avec n'importe quel OS).

Bravo Apple. Si Rapsodie est aussi réussi, tu tiens le bon bout.

Le Rédacteur
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Un bon fournisseur Internet



J'ai longtemps hésité à me lancer dans Internet parce que je croyais que ça revenait très cher. Or ce n'est pas le cas : on peut arriver à un coût acceptable en choisissant son fournisseur d'accès (en bon franglais, son "provider") avec discernement.

Les fournisseurs d'accès sont nombreux. Beaucoup d'entre eux demandent des frais d'inscription (WANADOO : 150 F environ) et des frais d'abonnement variables suivant le nombre d'heures de connexion permises (WANADOO : de 55 F pour 3 heures de connexion, jusqu'à 145 F pour des connexions illimitées ).

À cela, il faut ajouter les frais de communication qui dépendent, comme pour le téléphone, de la durée de votre appel. Là, il vaut mieux profiter d'un fournisseur qui pratique la tarification locale : une unité toutes les 3 minutes jusqu'à une unité toutes les 6 minutes selon le moment de l'appel.

Les fournisseurs d'accès proposent souvent un ou plusieurs mois d'abonnement gratuit : ça veut dire que vous devez payer quand même les frais d'inscription (s'il y en a) et vos frais de communication.

J'ai d'abord commencé avec FRANCE EXPLORER qui a l'avantage de ne demander aucun frais d'inscription ni d'abonnement. Il fonctionne comme le minitel : chaque connexion est facturée à la durée avec toujours le même tarif : 1,29 F par minute.

J'ai vite déchanté. Ma première
connexion a duré 1 h 30 (le temps passe très vite sur Internet), ce qui m'a fait une dépense de 116,10 F (1,29 F x 90 minutes). Vous comprendrez aisément que j'ai arrêté aussitôt FRANCE EXPLORER.

J'ai trouvé un fournisseur intéressant : HAVAS ON LINE. Il ne demande pas de frais d'inscription, seulement un abonnement de 65 F par mois pour des connexions illimitées. Il pratique la tarification locale, et on bénéficie d'un mois d'abonnement gratuit.

Ma première connexion a duré environ 2 heures. Comme c'était un dimanche, j'ai bénéficié du demi-tarif, ce qui m'a fait un coût de 14,80 F (0,74 F x 20 unités). Depuis, je surfe sans m'inquiéter de la durée de la communication.

Si ce fournisseur vous intéresse vous aussi, voici son téléphone : 08 36 69 23 00.

QUELQUES ADRESSES INTERNET

- Les perles de l'assurance: http://www.cam.org/~gilray/perles_de_lassurance.html

- Polices Abctec :
http://www.abctec.com/font/spaz.htm

- Polices Font Fount :
http://www.digitmania.holowww.com/fontfount

- Images Clip Art :
http://www.ist.net/clipart/sandra.html#funet

- Photos de la planète Mars :
http://www.jetmultimedia.fr/mars

- Mise à jour Drivers pour HP Deskwriter :
http://europe-support.external.hp.com

Titus
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ClarisWorks 5 Office


Avec le MacOS 8, la grande nouveauté logicielle du salon était, sans contexte, la nouvelle version 5 de ClarisWorks, affublée du commercial sobriquet d'Office. Il faut bien faire comme la concurrence, n'est-ce pas et Claris ne pouvait laisser Microsoft, puis Corel, monopoliser la chose.

Va donc pour ClarisWorks Office...
Qu'apporte donc de nouveau cette version 5 (également disponible pour nos amis Wintel)? À vrai dire, pas grand chose à première vue si ce n'est une splendide barre d'outils en couleur, immédiatement sous la barre de menus. Mais, pour peu qu'on songe à l'activer, cette barre existait déjà dans la version 4 (en noir et blanc mais déplaçable, ce qui n'est plus le cas).

Pour le reste, il faut bien chercher dans les menus pour trouver un changement. Les anciens utilisateurs ne seront pas dépaysés. On trouve un éditeur d'équation dans le menu Edit et l'option «Afficher les liens» dans le menu Ecran.

Tiens, tiens, serait-ce un indice à creuser? Eh oui, c'en est un. ClarisWorks 5 permet la création de liens: hypertexte, adresses internet, ouvertures de fichiers, lancement d'applications, scripts, macros, tout peut être rattaché à un lien ou à un bouton de la barre d'outils.

Et c'est là la grande nouveauté de ClarisWorks 5, même si elle sait se faire particulièrement discrète. D'un simple clic, ClarisWorks 5 vous mène n'importe où, même sur le Wouèbe. Il suffit de le prévoir.
Et d'ailleurs, tout a été pensé pour cela. Ainsi, la fonction «Enregistrer sous», outre qu'elle propose un choix fabuleux de formats (et c'est pareil à l'ouverture, surtout sous MacOS 8) permet de sauvegarder au format HTML et le fait très proprement et avec intelligence. À la limite, vous pouvez vous passer d'un logiciel spécialisé pour créer vos pages Web. Même les tableaux sont correctement gérés, les liens fonctionnent et les images ont été proprement rangées, converties dans un format adéquate, dans un dossier à part. C'est magique.

Cela étant, si vous n'avez rien à cirer d'internet, il reste encore quelques petites nouveautés agréables dans cette version 5:
· un petit menu déroulant, pour le tableur, qui permet de coller une fonction;
· le choix d'une police par défaut dans les documents texte;
· une palette de textures;
· la possibilité de nommer une cellule de tableur (tiens, ça n'existait pas encore?);
· un nouveau type de champs «multi-média» dans les fichiers.

Bref, l'essayer c'est l'a-dopter. Vous verrez, vous y passerez tous.

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Ne plantez plus


Qui n'a pas connu de plantages, de problèmes d'exécution, des erreurs d'applications sous Windows 95?

Pourtant avec un minimum de prévention et une bonne configuration, vous pouvez bénéficier d'un système tout à fait stable.

Il s'agit de savoir quels sont les fichiers qui sont chargés et les éventuels incidents.

En premier Windows 95 communique avec le Bios de votre carte mère. Si celui-ci est Plug & play,il pourra récupérer les divers paramètres et ressources matérielles des cartes installées dans votre ordinateur.

Ensuite il traite les fichiers de démarrage:
Config.sys et Autoexec.bat

Bien que Windows 95 ne requiert pas ces fichiers, il sont toujours présents pour garantir la comptabilité avec les programmes Dos. Il charge ensuite les gestionnaires Vxd contenus dans la base des registres ou les sections de System.ini.

Cette étapes achevée, il passe en mode protégé pour installer les librairies Dll et les différentes ressources de Windows 95 (les polices, gestionnaires d'im-primantes). Pour finir, il charge le contenu du fichier Win.ini.

Il ressort que les fichiers de démarrage et la base de registre influent directement sur le comportement et la fiabilité de l'environnement de Windows 95.

Le Config.sys et l'Autoexec.bat contiennent des gestionnaires 16 bits, et certains peuvent entrer en conflit avec les pilotes 32 Bits de Windows 95.

La difficulté est de pouvoir conserver les pilotes pour garantir la comptabilité avec le dos sans nuire au bon fonctionnement de Windows 95. Quand à la base de registre, elle est le coeur du système. Si cette dernière venait à être corrompue, tout le système se trouverait bloqué.

De bon fichiers de
démarrage.

Il chargera tous les gestionnaires qui sont contenus dans ces fichiers. Cependant certains pilotes ne sont pas indispensables et de plus peuvent entrer en conflit avec ceux de Windows 95. Nous allons énumérer les commandes qui peuvent ou qui doivent être retirées de ces fichiers.

Éditer le fichier Config.sys et vérifiez que les commandes :
Isfhelp.sys
Share.exe
Fastopen
Rambios.exe
n'y figurent pas.

Pour le fichier Autoexec.bat, évitez les pilotes suivants:
Dosshell
Smartdrv.exe
Msdes.exe

Les pilotes de cache disque et de la souris peuvent être supprimer car ils font double emploi avec ceux de Windows 95 et encombrent inutilement la mémoire vive de votre ordinateur.

Les pilotes du lecteur de CD rom ne concernent que l'envi-ronnement Dos en mode exclusif.

Comment faire si on souhaite basculer en mode Dos, il vous suffit de les inclure dans le fichier «Dosstart.bat »situé dans le répertoire de Windows.
Ce fichier est exécuté lorsqu'on quitte Windows 95 pour l'environnement Dos, ces gestionnaires ne seront chargés que pour la session Dos.

Lorsqu'on tape la commande Exit pour revenir sous Windows, le système se réinitialise et retire ces pilotes de la mémoire. De cette manière, votre système est parfaitement configuré que ce soit pour Windows ou pour Dos.


La base des registres constitue le coeur de Windows 95

Elle centralise toutes les informations du système. Cette structure est destinée à combler les inconvénients des fichiers ini sous Windows 3.x. Les défauts majeurs des fichiers ini concernent son format et son organisation.
En format texte, ils sont limités à 64 Ko. Le fichier Win.ini par exemple, ne peut que grossir au fur et à mesure des installations de logiciels pour arriver tôt ou tard à cette limite fatidique qui est théorique puisqu'il n'est pas conseillé d'avoir un fichier ini dépassant les 32 Ko.

Ces fichiers ne sont pas structurés, le contenu est divisé en section sans hiérarchie.

Les objectifs de la base de registre est de centraliser toutes les informations propres aux divers utilisateur et les données matérielles. cela permet aussi de dépasser la limitation en taille et de donner aux développeurs un moyen d'accéder aux différentes rubriques du système.

Elle est composée de deux fichiers
SYSTEM.DAT
USER.DAT
Le premier contient tous les paramètres de configuration matérielle, le plug&play, et les applications installées. Au démarrage, il permet à Windows de pouvoir charger les pilotes des périphériques.

Le second, User.Dat, renferme les données relatives à l'utilisateur concernant l'appa-rence du bureau ou le contenu du menu "Démarrer".


Effectuez des copies de sauvegarde
(on ne vous le re-dira
jamais assez!!!)

Ces fichiers sont donc vitaux pour le démarrage ou le bon fonctionnement de Windows 95.

Il peut arriver que la base de registre soit corrompue suite à l'installation d'un nouveau périphérique par exemple. Windows a prévu cette éventualité en effectuant une sauvegarde de ces deux fichiers. Ils portent le même nom SYSTEM ou User mais avec l'extension DAO et sont situés dans le répertoire de Windows.

Généralement, en cas de problème de démarrage, Windows vous propose systématiquement le mode de "Démarrage sans échec". Lancez Windows selon cette méthode et renommez les sauvegardes SYSTEM.DAO et USER.DAO en SYSTEM.DAT et USER.DAT.
Cependant, il est possible que les sauvegardes soient elles aussi, endommagées. Dans ce cas, on ne peut malheureusement rien faire sauf réinstaller Windows 95.


Mieux vaut prévenir
que guérir

Seule une sauvegarde régulière de ces fichiers peut vous épargner cette opération fastidieuse. Celle-ci consiste tout simplement à copier ces fichiers sur une disquette ou dans un répertoire si la base de registre est trop volumineuse.

En cas d'incident, il ne vous restera qu'à démarrer en mode sans échec et à recopier dans le répertoire de Windows.

Vous trouverez sur le CD rom d'installation de Windows un utilitaire Eru ( Emergency recovery utility).

Ce programme est situé dans le dossier "other\misc\ERU.EXE" sur le CD Rom de Windows.

Vous pouvez effectuer une copie de tous les fichiers sensibles de votre système comme les fichiers de démarrage Config.sys, Autoexec.bat par exemple.

Pour effectuer la restauration des fichiers, activez le menu de Démarrage de Windows en appuyant sur la touche F8, puis sélectionnez l'option "Invite Ms dos en mode sans échec uniquement" ou "Ligne de commande uniquement".

Placez-vous ensuite dans le répertoire ( ou sur la disquette) contenant les copies de sauvegarde et tapez la commande ERU. Pour annuler la restauration, tapez la commande ERU/undo.

Jean-Luc SALLÉ

Ardu mais, certainement fort utile, si l'on en juge par le temps passé, à SAINT BRIEUC à «réparer» les windows abîmés!

Le Rédacteur
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Nouvelles du Club


À Saint-Brieuc, ça va fort. À Mélesse, ça se maintient vaille que vaille.

Les deux sites oueST se différencient de plus en plus: pratiquement que des Macs à Mélesse et quasiment que des PC à Saint-Brieuc. Allez savoir pourquoi? Ce qui n'empêche pas quelques irréductibles de veiller jalousement sur leur petit village.

À Mélesse aussi, du fait que pratiquement tous les participants aux réunions sont des vieux de la vieille (je ne dis pas ça pour toi, Jacques...), il n'y a plus grand chose à se faire découvrir. Les échanges de connaissances sont souvent assez limités et l'animation en pâti un peu. Ce sont plus des réunions de copains, qui se prolongent au café, que des réunions d'informatique. Il faudrait un peu recruter, car nos charmantes amies de l'an dernier n'ont fait que passer.
À Saint-Brieuc, autre son de cloche: on dépanne. L'article de Jean-Luc en donne un idée: il semble que rien ne soit plus fragile que Windows... surtout entre les mains de bidouilleurs ou de maladroits (mais ça, il n'y en a pas chez nous, n'est-ce pas ?).

Alors, pour un oui, pour un non, le PC ne veut plus rien savoir et l'on passe des soirées entières, jusqu'à des heures indues, au grand désespoir du concierge, qu'il faut soudoyer pour qu'il ne nous mette pas dehors, à ré-installer des Windows fugaces. Heureusement, le concierge est facile à soudoyer: lui aussi a un PC...

En dehors de la chasse aux drivers, nos wintels ont beaucoup discuté sur le choix du futur disque dur qu'ils souhaiteraient voir le club acquérir.

Il s'est en effet avéré que le disque SCSI acheté l'an passé supportait très mal, voire pas du tout, le passage du Mac au PC, avec des formatages successifs laissant des couches successives de drivers plus ou moins méchants entre eux. Bref, il fallait un second disque dur.

Les PC ne disposant pas du SCSI en standard et les cartes SCSI étant relativement coûteuses et pas toujours compatibles, le transfert par le port parallèle étant particulièrement lent, un disque IDE s'impose.
La solution retenue, qui sera proposée à la prochaine Assemblée Générale, serait donc un disque IDE pouvant s'installer dans un rack. Cela suppose que chaque possesseur de PC fasse, de son côté, l'acquisition d'un rack (et du même...); mais ce n'est pas une ruine.

Et puisqu'on en parle, sachez que l'Assemblé Générale du 20 septembre (en plein Apple Expo) a glorieusement réuni deux participants: le Président et le Trésorier! Un troisième les a rejoint sur le tard, au bistrot du coin.

Bref, le quorum n'étant pas atteint, l'Assemblée Générale statutaire a été remise à plus tard. Elle aura lieu à SAINT BRIEUC, le vendredi 26 septembre, à 21 heures. Cet avis tient lieu de convocation.

Espérons qu'elle aura plus de succès, cette fois.
J'en profite pour vous rappeler les dates des réunions pour ce trimestre:

À MÉLESSE:

Toujours le samedi, dans la salle préfabriquée de la Mairie, les:

25 octobre
22 novembre
20 décembre

À SAINT BRIEUC

Dans les loaux de l'École de misique, boulevard Charner, les samedis à partir de 19 heures 30, les:

26 septembre - avec AG
17 octobre
7 novembre
5 décembre

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