Phare oueST

numéro 52

Sommaire:


Un article de notre Président-Fondateur!
Un tuyau
Le mieux est l'ennemi du bien
Faut-il passer au numérique?
Dernière minute
Le calendrier

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Un article de notre Président-Fondateur!

Quelques mots pour te raconter les misères que je rencontre avec mon PC, tu pourras en faire part aux membres du club, mes mésaventures épargneront peut-être à certains les choix malheureux que j'ai pu faire.

J'ai donc acheté ma configuration en novembre 1996 (Pentium 166, écran Sony multiscan 17sf II, scanner Agfa snapscan, imprimante Epson stylus 500 etc) bref une configuration complète à 18000F avec garantie sur site pendant un an et deux ans supplémentaires par retour en atelier.

Je ne m'attarderai pas sur les problèmes de configuration du scanner (pour la reconnaissance de caractères : OP Limited est fort capricieux et tout plantage nécessite de téléphoner à Paris pour obtenir une nouvelle clé d'enregistre-ment, sans quoi l'utilisation est limitée à 25 essais).

D'autre part les fichiers de gestion du périphérique sont différents selon l'utilisation faite du scanner (c'est l'assis-tance «gratuite» située en Allemagne qui me l'a expliqué).

En juillet, panne complète de l'ordinateur, l'écran se met systématiquement en veille. Le diagnostic «gratuit» par téléphone (les communications restent, naturellement, à la charge du client) m'apprend que c'est la carte-mère qui est défectueuse.

La société TASQ qui assure le service garantie sous 36 heures (ainsi stipulé dans le contrat) me dit ne pas disposer de la pièce de remplacement: selon eux c'est la société Aat qui fabrique et commercialise le matériel qui a changé ses chaînes de montage !

Chez Aat on me renvoie vers le prestataire de service en m'assurant que la pièce est disponible. Bref, au bout de 10 jours, le technicien arrive avec une carte-mère toute neuve...

Enfin me direz-vous ! que nenni... il s'avère que la carte-mère n'est pas en cause, c'est la carte son qui fait des siennes. Mon brave technicien parvient toutefois à me remettre l'ordinateur en route, mais sans le son. En prime, mon scanner n'est plus reconnu.
Je le signale à la société TASQ qui me renvoie poliment mais fermement vers Aat, car eux ne garantissent pas la carte SCSI. Et rebelotte pour les délais d'attente.

De colère, je prend mon unité centrale et je me rend chez Aat. J'explique mes déboires. Le vendeur est un peu embarrassé. Finalement, il ouvre la machine, change la carte-son (comme il en vend, il en a de disponible) et, oh miracle, il s'aperçoit que la carte SCSI a été mal enfichée lors de l'intervention de TASQ. Après quelques remarques désobligeantes sur cette société qui fait mal son travail, il me rend mon ordinateur prêt à l'emploi.

Arrivé chez moi, le CD Rom n'est plus reconnu. Coup de fil chez Aat qui ne comprend pas et me propose de ramener la bécane ou de rappeler TASQ. Comme je commence à m'épuiser par ces incessants déplacements, il me vient à l'idée que cette non reconnaissance est peut être tout simplement le fait d'une mauvaise connexion. L'ennui, c'est que si j'ouvre la machine, je déchire la pastille de plombage et je perd la garantie.

Mon disque dur étant à tiroir, je l'enlève, glisse ma main au fond pour atteindre la face arrière du CD Rom, une petite pression, un essai et ça marche!

Depuis, j'ai fait installer un second disque dur, mais mes angoisses n'ont pas disparu pour autant puisque régulièrement le PC refuse de démarrer, il s'arrête juste avant le lancement de Windows.

Dans ces cas, il me faut l'ouvrir, chatouiller légèrement les connexions et en principe ça repart. Je n'aime pas ce genre de panne aléatoire qui ne s'explique pas vraiment...

Avec l'achat d'un modem US Robotics externe (ce qui ce fait de mieux paraît-il), et le kit Wanadoo, j'ai découvert Internet et les soucis exaspérants des communications qui se font plus ou moins bien.

Il me faut cependant reconnaître que l'assistance technique de France Télécom est très fiable et les deux fois où je suis tombé en panne, ils ont su me donner des indications suffisantes pour remédier aux problèmes.

Il m'a fallu la deuxième fois désinstaller l'accessoire de communication de Windows puis le réinstaller, ce qui m'a permis de découvrir que Aat m'a fourni une version CD Rom de Windows antérieure à celle qu'ils ont installée sur mon ordinateur (il n'y a pas de petits profits).

Ah, j'oubliais, la garantie supplémentaire de deux ans ne comprend pas les pièces.
En résumé, chez Aat, pour 18 000F, si le client est bien le roi, par délicatesse je vous laisse le soin de deviner de qui il est le roi...

Souvent, devant la multitude, la dispersion et le mystère des fichiers du PC, je me surprends encore à rêver des qualité du Macintosh et je n'ose pas compter le temps passé sur mon PC à régler tous ces problèmes qui, s'ils contribuent certainement à développer ma culture technique, me laissent dubitatifs quant aux qualités ergonomiques de l'informatique sur PC....

Heureusement, aussi poussif qu'il me paraisse à présent, le portable Mac me rend encore bien des services !

Tous ces malheurs commencent à me faire à l'idée que ça fait partie du PC et de Windows: c'est un peu lourd et l'ergonomie de l'environnement PC est un peu aléatoire. Tant que ça marche, il faut surtout éviter de toucher à quoi que ce soit. Vouloir améliorer ou modifier des paramètres est toujours une opération risquée.

À titre d'exemple, la simple installation de mon modem et le passage par le Web m'ont conduit à désinstaller, puis réinstaller toute la communication de windows, et je ne suis pas à l'abri de plantages occasionnels qui nécessitent beaucoup de patience et d'opiniâ-treté pour résoudre le problème et restaurer le système.

Tout cela me laisse un peu songeur, et quand je pense aux «trucs et astuces» que l'on découvre et que l'on apprend (notamment par le biais d'un club!) je me dis qu'il faut être bien accoutumé au milieu informatique pour éviter tous ces problèmes.

Finalement, à sa façon, le PC contribue (et ce n'est pas fini) au maintien et au développement des réseaux d'échanges: la solution aux maux quotidiens du PC n'est certainement pas l'isolement!

Je crois que oueST est, et restera, au delà d'un cercle de copains, un précieux réservoir de savoir empiriques accumulés par les expériences individuelles.

Serge DURAND

Note du Rédacteur: SVM Mac, dans son numéro de mars, va même plus loin que Serge et prétend que l'achat massif de PC sous Windows par une clientèle de moins en moins formée est la meilleure chance d'Apple.

Il se trouvera toujours, affirme cette excellente revue, un voisin ou ami utilisateur de Mac qui saura faire connaître la différence à l'utilisateur déconfit; lequel pourrait bien passer à l'ennemi lors de son prochain achat. Si SVM le dit...

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Un tuyau...

...qui peut servir aux malheureux possesseurs de PC, je n'ai plus besoin de réinstaller windows tous les 15 jours depuis que j'utilise un petit utilitaire fourni en freeware par Microsoft: RegClean.

RegClean est censé remettre de l'ordre dans la base des registres mais comme il n'est pas trop sûr de ce qu'il fait (pour une fois un produit Microsoft qui l'admet) il sauvegarde l'ancienne version des registres à chaque fois.

Quand il ne trouve pas d'erreur il valide le bouton Exit. S'il en trouve on a le choix entre Fix errors et Cancel.

Pour ma part je l'utilise à chaque session et il trouve des erreurs pratiquement à chaque fois. Au fil des jours j'ai repéré quelques programmes qui introduisent systématiquement des erreurs deans la base des registres.

Un des plus efficaces dans ce domaine est Internet Explorer. Un logiciel Microsoft met la pagaille dans un autre logiciel Microsoft et un troisième logiciel Microsoft répare les dégâts...

Heureusement que c'est un freeware sinon on finirait par soupçonner Microsoft de produire volontairement des erreurs pour vendre un logiciel supplémentaire.

Enfin n'oubliez pas de supprimer périodiquement les sauvegardes successives de la base des registres qui envahissent le disque dur.

Jean-Pierre RAUMER

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Le mieux est l'ennemi du bien

Ayant l'occasion de revendre mon lecteur de CD 8x j'ai saisi l'occasion d'acheter un 24x pour accélérer mes logiciels, essentiellement des encyclopédies et des jeux, fonctionnant avec des données sur CD.

Tout content de mon nouvel investissement je lance le premier jeu qui me tombe sous la main: Tomb raider II (pas par hasard, c'était le seul sur mon bureau).
Formidable, le jeu se charge et se lance beaucoup plus vite. Mais je déchante rapidement: l'animation est saccadée au point de rendre le jeu injouable.

Pour vérification je relance avec le jeu avec le CD dans mon graveur qui est un 6x en lecture. Tout est normal, fluidité parfaite.
Je réessaye avec le 24x avec et sans buffer, avec et sans DMA: rien n'y fait. Avec le 24x le jeu est toujours au moins dix fois plus lent qu'avec le 6x!

En désespoir de cause je vais voir Thierry (le vendeur du 24x). On modifie toutes sortes de choses (dont certaines que je n'ai pas encore réparées): peine perdue.

Après avoir parlé des caractéristiques de ce jeu, Thierry avance une hypothèse que je crois être la bonne: Tomb Raider a de la musique et même des dialogues sous forme de pistes audio (ce qui empêche d'ailleurs de le copier) or ces pistes ne peuvent être lues qu'à la vitesse normale des pistes audio c'est à dire 1x mais les données graphiques sont des fichiers informatiques et peuvent donc être lues à 24x...

Le lecteur passe donc son temps à accélérer et ralentir pour lire alternativement le son et l'image.
À ce petit jeu, plus un lecteur est rapide et plus il est pénalisé.

J'ai finalement résolu le problème de Tomb raider en cochant la case buffer triple de la configuration mais il a fallu pour cela que je renonce à la True Color!

Voilà donc une amélioration matérielle qui se traduit par une détérioration de la qualité du fonctionnement logiciel !

Jean-Pierre RAUMER

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Faut-il passer au numérique?

Avec les rapides progrès de la photographie numérique, certains commencent à se demander si ce n'est pas le moment de sauter le pas et d'échanger leur vieux boîtier contre un de ces engins miraculeux (et encore fort coûteux), que sont les appareils de photos numériques.

Cela demande réflexion, car les deux procédés sont loin d'être équivalents.

La qualité d'une photographie dépend de multiples facteurs, mais l'un d'entre eux est la finesse de sa résolution. Or, sur ce point et bien qu'ils s'en approchent, les capteurs numériques n'égalent pas encore la pellicule traditionnelle.
Certes, les engins les plus coûteux (je veux parler de ceux dont le prix dépasse allégrement les 10 000 francs) arrivent à une résolution qui permet un tirage en 24/30 de même finesse que celui obtenu de façon traditionnelle.

C'est le maximum actuel et il reste très en dessous de ce que l'on peut avoir avec une pellicule de bonne qualité, dont les vues peuvent être agrandies sans mal (pour peu que la photo soit bonne) jusqu'à des dimensions autrement plus importantes que le A4.

Dans le domaine des appareils «grand public» on trouve actuellement deux qualités de résolution:

La plupart d'entre eux ont une résolution de 640 x 480 pixels (un plein écran standard VGA). À partir de là, on peut avoir des tirages 10 x 15 centimètres ayant à peu près la même résolution qu'une photo traditionnelle. Il ne faut pas espérer mieux.

Certains appareils numériques plus récents (comme l'Epson 600) ont une résolution de 1024 x 768 à partir de laquelle on peut envisager un tirage de 15 x 20 à peu près correct.

Cela étant, et parce que le prix des mémoires flash qui équipent ce type d'appareils est assez élevée, pratiquement toutes les photos prises par eux sont enregistrées dans un format compressé de type JPEG, relativement destructeur.

Il va sans dire qu'à l'impression, même si la résolution est correcte, le résultat ne sera pas celui d'une photo traditionnelle qui n'a subi aucune compression. Sans parler des inévitables dégradations d'images entraînées par le passage par des logiciels de retouche. On ne dira jamais assez à quel point Photoshop peut être destructeur: pour peu que vous insistiez, l'application de plusieurs filtres successifs peut facilement transformer votre fichier original en une bouillie de pixels.

La plupart des modèles donnent le choix entre plusieurs niveaux de compression, voire l'absence de compression mais, dans ce dernier cas, le nombre de prises de vues est très limité (4 le plus souvent).

Restent à comparer les qualités respectives du tirage traditionnel et celle de l'impression. Les imprimantes ont fait d'énormes progrès ces derniers temps. Si le must reste l'imprimante à sublimation (les lasers ont des sorties peu convaincantes en général, genre photocopies couleur), certaines jet d'encre (comme ma Stylus photo) sortent des images très proches, à l'il nu, de tirages traditionnels. À vous de voir

Gérard LEFRANC

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Dernière minute

Des scientifiques américains viennent de mettre en évidence l'existence d'une unité de valeur plus petite que le bit: le kouye.

John Fuxor, chef de projet, explique :

«C'est impensable et incroyable à la fois ! Depuis que l'informa-tique existe, nous étions persuadé que tout pouvait être ramené au bit, un 0 ou un 1. Mais nous venons de démontrer qu'un bit est composé de 2 kouyes dont les valeurs peuvent être 00; 01; 10 ou 11. Cette découverte va remettre en question toutes les bases de l'informatique.»

C'est d'ailleurs pour cette raison que les lobbys informatique américains ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour étouffer l'affaire. Des rumeurs circulent sur le Net comme quoi les programmeurs de Microsoft utiliseraient, pour des raisons économiques, des bits sans kouye, en particulier dans le noyau de Windows 95 et que la découverte de l'équipe du Professeur Fuxor aurait été perçu comme un affront personnel.

Fuxor s'indigne : «On veut nous baillonner ! C'est une honte ! Bill Gates veut que l'informati-que soit son domaine exclusif et en écrire ses propres lois !».

Aussitôt la communauté internaute a réagi en lançant la campagne : «Bill, don't break my kouyes !». Mais Fuxor et son équipe travaillent déjà dans l'optique de découvrir une valeur annexe au kouye qui en définirait la qualité: le Morbek.

Trouvé sur le Web

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Le calendrier

Il n'avait pas été rappelé dans le précédent numéro et déjà c'est la panique. Les vendredis matin, le téléphone du rédacteur ne cesse de sonner.

Alors, notez donc que les prochaines réunions auront lieu à SAINT BRIEUC, à partir de 19 heures 30, à l'École de Musique (centre Charner), les:

27 mars - 24 avril - 15 mai et 12 juin.

À MELESSE, malheureusement, nous sommes toujours sans local. En principe on devrait le retrouver à la prochaine rentrée scolaire.

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